The Press Junction.
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12 mai 2026

Après "Barbenheimer", voici "Dunesday", le nouveau duel d'Hollywood

©PA

Deux méga‑franchises, une même date : "Dune 3" et "Avengers: Doomsday" peuvent‑ils recréer l’effet "Barbenheimer", ou déclencher une guerre du box‑office?

Hollywood se dirige vers une collision au box‑office juste avant Noël qui pourrait bien définir l’année cinéma 2026.

Le 18 décembre, le rouleau compresseur Marvel de Disney, Avengers: Doomsday, et l’épopée de science‑fiction de Warner Bros, Dune : Partie Trois, sont tous deux programmés pour sortir dans les salles américaines – un affrontement le même jour qui réjouit les exploitants à l’idée de salles combles, tout en les laissant perplexes : pourquoi deux studios sont‑ils prêts à déployer une telle artillerie blockbuster sur exactement le même public ?

Robert Downey Jr., qui fait son retour dans l’univers Marvel dans Doomsday en tant que Doctor Doom, a déclaré publiquement que lui et la star de Dune, Timothée Chalamet, avaient décidé de baptiser l’instant "Dunesday".

Le face‑à‑face a relancé les spéculations autour d’un nouveau moment "Barbenheimer" et la frénésie de 2023 autour de la sortie le même jour de Barbie et Oppenheimer, quand les mèmes et les doubles séances ont transformé la sortie au cinéma en véritable événement social et ramené le public en salles après des années de perturbations liées à la pandémie et d’érosion à l’ère du streaming.

Avec moins de contre‑programmation que de collision frontale, ces deux franchises mastodontes, plutôt masculines dans leur cœur de cible, risquent de devoir se disputer l’attention, les écrans premium et l’oxygène culturel, tandis que l’industrie se demande si l’un des deux studios cédera et déplacera sa date avant le 18 décembre.

Une autre année, cela ressemblerait à une erreur de planning. Mais ces dernières années ont bouleversé les anciennes règles. La pandémie a remodelé les habitudes, le streaming a fait de la sortie "première vision" un réflexe domestique pour beaucoup, et les studios passent leur période de reprise à chercher ces moments "incontournables" capables de redonner au cinéma sa dimension de rendez‑vous culturel.

C’est pour cela que "Barbenheimer" est devenu un raccourci, dans l’industrie comme en dehors. Ce phénomène né des fans a précédé et accompagné la sortie simultanée de Barbie et Oppenheimer le 21 juillet 2023, générant mèmes, contenus thématiques et, point crucial, l’idée que le double programme faisait partie intégrante du plaisir.

Au lieu d’un film écrasant l’autre, la conversation a bifurqué vers l’envie de voir les deux le même jour, transformant la compétition portée par Margot Robbie et Cillian Murphy en participation enthousiaste des fans.

Barbie et Oppenheimer visaient des publics bien distincts. D’un côté, une comédie lumineuse saturée de rose ; de l’autre, un drame historique sombre – une contre‑programmation classique qui rendait le doublé à la fois cocasse et propice aux mèmes.

Dune et Doomsday sont, eux, de proches cousins, avec des films qui chassent sur des terres largement communes. Mais si "Dunesday" a un argument de vente solide, c’est l’ampleur – non seulement des univers, mais aussi du casting quatre étoiles.

Dune : Partie Trois aligne Timothée Chalamet, Zendaya, Robert Pattinson, Florence Pugh, Anya Taylor‑Joy, Jason Momoa, Javier Bardem, Josh Brolin et Rebecca Ferguson.

Avengers: Doomsday affiche une distribution tout aussi spectaculaire, avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Chris Hemsworth, Paul Rudd, Anthony Mackie, Patrick Stewart, Pedro Pascal, Ian McKellen, Letitia Wright et Channing Tatum.

Le conflit de calendrier est connu depuis un moment, mais le bras de fer paraît désormais plus concret depuis que Warner Bros. a commencé à planter bruyamment son drapeau avec de nouveaux efforts marketing qui assument pleinement la sortie du 18 décembre.

Doomsday affiche, selon la presse spécialisée, des prévisions très solides et est largement donné favori pour devenir le plus gros succès en salles de 2026. Dune ne dispose pas du même plancher historique, mais son plafond grimpe vite.

Plus le 18 décembre approche, plus la question devient pressante : "Dunesday" sera‑t‑il la grande fête ciné de fin d’année 2026 ? Ou bien la fable édifiante qui prouve que Barbenheimer n’était qu’un coup unique.
 

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