Le président a affirmé disposer de plusieurs "portes de sortie" après le lancement de l’opération Epic Fury.
Le 28 février dans la matinée, les États-Unis et Isra.ël ont lancé une attaque en Iran, baptisée Opération "Epic Fury", qui a coûté la vie au guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Téhéran a riposté par de multiples attaques contre des bases américaines et leurs alliés dans toute la région — bien que bon nombre d’entre elles aient été interceptées.
Les calendriers contradictoires fournis par le commandant en chef influencent les attentes quant à l’engagement militaire américain, quant aux risques régionaux et au débat intérieur sur l’ampleur et la légalité des opérations.
Dans une récente interview accordée à Axios, Donald Trump a déclaré qu’il disposait de plusieurs "portes de sortie" après le lancement de l’opération Epic Fury. Et d’ajouter : “Je peux faire durer les choses et tout prendre en main, ou mettre fin à tout cela en deux ou trois jours”. Il a également prédit qu’il faudrait "plusieurs années" à l’Iran pour se remettre des frappes.
Il a confié au New York Times que le conflit pourrait durer quatre à cinq semaines. “Ce ne sera pas difficile”, a-t-il assuré. “Nous disposons de quantités phénoménales de munitions. Vous savez, nous avons des munitions stockées partout dans le monde, dans différents pays.”
Cependant, dans une allocution vidéo le dimanche 1er mars, Donald Trump a déclaré que la mission se poursuivrait “avec toute la force nécessaire… jusqu’à ce que tous nos objectifs soient atteints”, avertissant qu’il y aurait “probablement davantage” de morts parmi les troupes américaines. Il a d’ailleurs précisé que trois militaires américains avaient été "tués au combat".
Lors d’un entretien téléphonique avec le journaliste Michael Scherer de The Atlantic, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé avoir "accepté" de s’entretenir avec le nouveau dirigeant de l’Iran. “Ils veulent parler, et j’ai accepté de parler, donc je vais leur parler”, a déclaré le président, précisant qu’il ne pouvait pas dire quand cette conversation aurait lieu.
Le chef de la sécurité iranienne, Ali Larijani, a toutefois indiqué lundi dans un message publié sur X (anciennement Twitter) qu’aucune discussion n’était prévue.
Dans son allocution vidéo, le président américain a déclaré à propos des soldats américains décédés : “En tant que nation unie, nous pleurons les véritables patriotes américains qui ont consenti au sacrifice ultime pour notre pays, alors même que nous poursuivons la juste mission pour laquelle ils ont donné leur vie.”
Les signaux publics de M. Trump oscillent entre dénouement rapide et campagne de plusieurs mois, alors qu’il affirme simultanément être ouvert au dialogue et qu’il promet la poursuite des opérations, faisant ainsi dépendre la durée du conflit à la fois de l’évolution sur le terrain et de toute initiative diplomatique.
(©Newsweek 2026/Managing editor : Sarah Lavigne - The Press Junction/Picture : Saifee Art via Unsplash)
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