Epstein : publication de nouveaux documents concernant une plaignante de Donald Trump
Le 5 mars dernier, le ministère de la Justice (DOJ) a mis en ligne trois notes de service, jusque-là inédites, concernant des accusations visant le président Donald Trump.
Ces accusations, non corroborées, avaient été initialement révélées dans le cadre de la volumineuse série de documents liés à l’enquête sur le délinquant se.xuel Jeffrey Epstein, rendus publics par le DOJ le 30 janvier dernier. Un parlementaire démocrate avait toutefois fait part de ses inquiétudes au sujet de l’absence de "graves allégations" dans cette publication officielle, et une enquête de CNN a découvert que trois documents relatifs à ces accusations n’avaient pas été divulgués.
Le représentant démocrate de Californie, Robert Garcia, a déclaré le mois dernier avoir examiné les documents non censurés — accessibles aux membres du Congrès — et indiqué que certains dossiers répertoriés dans un registre officiel semblaient manquer. Parmi eux figurent ceux relatifs à une femme qui affirmait en 2019 que Donald Trump l’avait forcée à pratiquer une fel.lation et l’avait frappée à la tête après que le financier déchu, Jeffrey Epstein, les eut présentés l’un à l’autre.
L’actuel président américain a toujours nié tout acte répréhensible, et la Maison-Blanche a précédemment qualifié ces allégations de "fausses et sensationnalistes".
Le DOJ a publié ces documents dans le cadre de l’"Epstein Files Transparency Act", qui autorise le ministère à masquer certains éléments, notamment les documents qui "compromettraient une enquête fédérale active ou des poursuites judiciaires en cours" ainsi que les dossiers qui "contiennent des informations personnellement identifiables" sur les victimes, dont la divulgation "constituerait une atteinte manifestement injustifiée à la vie privée".
Des accusations "totalement infondées" ?
Les documents se composent de trois entretiens complémentaires avec la victime présumée, menés en 2019 après qu’elle a rendu ses accusations.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a rejeté ces allégations dans un communiqué transmis à CNN, les qualifiant de "totalement infondées" et "étayées par aucune preuve crédible", ajoutant que “le ministère de la justice de Joe Biden en avait connaissance depuis quatre ans et n’en a rien fait — parce qu’ils savaient que le président Trump n’avait absolument rien fait de mal”.
Le FBI a finalement mené quatre entretiens avec cette femme, mais seule une note, relative à l’entretien initial, avait été rendue publique. Les documents restants sont désormais disponibles.
(©Newsweek 2026/Managing editor : Sarah Lavigne - The Press Junction/Picture : picture alliance / newscom | ANNABELLE GORDON)
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