The Press Junction.
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12 mai 2026

Réactions des leaders mondiaux à la mort de l'ayatollah Khamenei

©PA

Le président Donald Trump a déclaré que l’ayatollah Khamenei, "mal incarné", est mort, dans un message publié samedi sur Truth Social.

L'annonce de la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors de frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël, a suscité une réaction prudente de nombreux dirigeants, mêlant scènes de liesse et inquiétude, dans un climat de vives préoccupations quant à la légalité de ces frappes, au précédent qu’elles pourraient créer et au risque d’un embrasement régional plus large.

Le président Donald Trump a affirmé que ces frappes visaient à affaiblir les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran, et il a exhorté les Iraniens à renverser leurs dirigeants une fois l’opération terminée, les appelant à "reprendre le contrôle de votre gouvernement".

Khamenei était le deuxième guide suprême de l’Iran et celui resté le plus longtemps en poste. Il avait accédé à cette fonction en juin 1989, après la mort de l’ayatollah Khomeini, qui avait mené la révolution de 1979 ayant instauré la République islamique et dirigé le pays pendant une dizaine d’années. Khamenei occupait ce poste depuis plus de 36 ans, en tant qu’autorité ultime du pays, exerçant un pouvoir considérable sur la politique étrangère et intérieure de l’Iran.

Depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran est resté relativement isolé d’une grande partie de la communauté internationale, avec des relations diplomatiques limitées avec les États-Unis, et des liens souvent tendus avec les puissances européennes ainsi qu’avec plusieurs rivaux régionaux. Téhéran a, à l’inverse, entretenu des partenariats plus étroits avec des pays comme la Russie, tout en soutenant divers groupes armés alliés dans la région, notamment le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen. L’Iran a été à maintes reprises accusé par des organisations de défense des droits humains de graves violations, incluant torture, emprisonnement de dissidents et répression meurtrière de manifestations.

Alors que les spéculations se multipliaient sur le sort de Khamenei, Trump a écrit samedi sur Truth Social : "Khamenei, l’une des personnes les plus maléfiques de l’Histoire, est mort."

L’annonce est intervenue quelques heures après le lancement par Israël et les États-Unis d’une attaque massive contre le pays, alors que circulaient des informations selon lesquelles Khamenei aurait été retrouvé sous les décombres.

Les dirigeants mondiaux ont été bien plus prompts, samedi matin, à condamner les frappes américaines et israéliennes, invoquant un risque de violation du droit international, qu’à réagir à l’annonce de la mort de Khamenei. L’Iran n’a pas confirmé son décès.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a été l’un des premiers à reconnaître et à saluer la mort rapportée du guide suprême, déclarant : "Depuis 47 ans, le régime des ayatollahs scande "Mort à Israë" et "Mort à l’Amérique". Il a versé notre sang, tué de nombreux Américains et massacré son propre peuple."

Dans un autre message, il a ajouté : "De nombreux signaux indiquent que le tyran lui-même n’est plus. Ce matin, nous avons neutralisé des hauts responsables du régime des ayatollahs, des commandants des Gardiens de la révolution et des figures de premier plan du programme nucléaire."

Les Forces de défense israéliennes ont partagé samedi un message sur X identifiant sept personnes occupant divers postes de direction en Iran qui auraient été tuées lors des frappes. Parmi elles figuraient deux responsables particulièrement en vue : le général Mohammed Pakpour, commandant des Gardiens de la révolution (CGRI), et le ministre de la Défense, Aziz Nasirzadeh, entre autres. D’autres hauts responsables iraniens auraient également été tués.

Le compte X officiel de l’Ukraine a salué la mort de Khamenei, écrivant dans un message : "Rien ne vaut la mort d’un dictateur."

Avant les informations faisant état de la mort de Khamenei, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz avaient déclaré dans un communiqué conjoint : "Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques iraniennes contre des pays de la région. L’Iran doit s’abstenir de frappes militaires aveugles. En définitive, le peuple iranien doit pouvoir décider librement de son avenir."

Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a apporté son soutien aux frappes américaines, déclarant : "La République islamique d’Iran est la principale source d’instabilité et de terreur au Moyen-Orient, détient l’un des pires bilans au monde en matière de droits humains, et ne doit jamais être autorisée à acquérir ou développer l’arme nucléaire."

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a déclaré samedi : "Tout doit être mis en œuvre pour éviter une nouvelle escalade au Moyen-Orient. J’appelle toutes les parties à respecter strictement leurs obligations en vertu du droit international, y compris la Charte des Nations Unies, à protéger les civils et à garantir la sûreté nucléaire. Agissons de manière responsable et unie pour ramener la région – et notre monde – au bord du gouffre."

 

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