The Press Junction.
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13 mai 2026

Mort-aux-rats dans les pots pour bébés : un ex-directeur de l'entreprise soupconné

©Jose G. Ortega Castro via Unsplash

Selon le Kronen Zeitung, le suspect arrêté dans l'affaire des empoisonnements de Hipp et de la tentative d'extorsion est un ancien directeur de l'entreprise. Il serait père de trois enfants et mènerait un train de vie luxueux.

De la mort-aux-rats a été trouvée dans un certain nombre de pots d'aliments pour bébés fabriqués par le fabricant allemand Hipp dans plusieurs pays européens. Début mai, la police autrichienne a arrêté un suspect de 39 ans dans l'État du Burgenland. La chaîne publique autrichienne ORF a rapporté que le suspect aurait extorqué le fabricant d'aliments pour bébés et exigé 2 millions d'euros en crypto-monnaie.

Cinq pots empoisonnés ont déjà été découverts en Autriche, en République tchèque et en Slovaquie. Les pots ont pu être interceptés à temps, avant même d'être consommés. Toutefois, la recherche d'un sixième pot empoisonné en Autriche se poursuit. Il s'agit d'une lutte contre la montre, car 15 microgrammes de mort-aux-rats ont été trouvés dans l'un des bocaux vendus dans un supermarché d'Eisenstadt, à 60 kilomètres au sud de Vienne. 

Une dose potentiellement mortelle. Par mesure de précaution, les pots de nourriture pour bébés Hipp à base de carottes et de pommes de terre ont été immédiatement retirés des rayons en Autriche, en République tchèque et en Slovaquie. La chaîne de supermarchés s'efforce de rappeler tous les pots de nourriture pour bébés vendus avec un rappel. Selon la police, les auteurs présumés ont apposé un autocollant blanc avec un cercle rouge sur le fond des pots trafiqués.

Le fabricant Hipp a souligné qu'il n'y avait rien d'anormal dans le processus de production, mais qu'il s'agissait donc d'un empoisonnement par une personne extérieure.

C'est la police allemande qui a retrouvé la trace de l'empoisonnement et mis ses collègues autrichiens sur la bonne voie. L'entreprise est originaire d'Allemagne et dispose d'une grande unité de production en Bavière. Selon Hipp, il n'y a aucune raison de penser que de la mort aux rats soit présente dans les produits d'autres pays européens.

Le principal suspect, Pavel S.(39 ans), est actuellement détenu en Autriche dans une cellule étroitement surveillée. L'homme est soupçonné d'avoir empoisonné des aliments pour bébés et d'avoir extorqué de l'argent à son ancien employeur. Pour des raisons de sécurité, les autorités le placent sous surveillance vidéo 24 heures sur 24 par crainte de représailles de la part de ses codétenus.

Selon l'enquête, Pavel a été licencié fin mars "pour des raisons économiques" à l'usine Hipp de Gmunden, à l'est de Salzbourg. Le jour de son licenciement, il a reporté son entretien de sortie. Le rendez-vous de 11 heures a été reporté à 13 heures, tandis qu'à 11 h 55, le premier message d'extorsion est arrivé avec le message menaçant "le temps presse". Malgré la perte de son poste bien rémunéré, il serait apparu au bureau plus tard dans la journée remarquablement calme et même joyeux.

L'enquête menée à Hipp a permis de recueillir d'autres indices qui, selon la police, permettraient d'identifier Pavel. En effet, les autocollants collés sur les pots empoisonnés proviendraient de son lieu de travail. Lors d'une perquisition dans son appartement, la police a trouvé plusieurs bocaux de fruits Hipp vides et plusieurs sachets de mort-aux-rats. L'enquête se poursuit et les mailles du filet continuent de se resserrer autour de l'ancien directeur.

 

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