The Press Junction.
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29 juin 2026

La Russie prise en flagrant délit le long des côtes de l'OTAN

©PHOTOPQR/OUEST FRANCE/Guillaume Saligot / Ouest-France ; ; 02/06/2026 ; Des curieux regardent le petrolier TAGOR , présenté comme un navire de la flotte fantôme Russe , et arraisonné par la Marine Nationale Française au large de l Atlantique , dans la baie de Douarnenez ( Finistere / Finistère ), le 02 juin 2026 . Photo : Guillaume Saligot / Ouest-France France, june 2nd 2026 The Russian oil tanker TAGOR, presented as a ship of the Russian ghost fleet, and seized by the French Navy off the Atlantic coast, arrives in the Bay of Douarnenez (Finistere / Finistère), on June 2, 2026. ©picture alliance / MAXPPP | Guillaume Saligot / Ouest-France

La Russie a équipé un méthanier naviguant en mer Baltique de mitrailleuses lourdes. C'est ce qui ressort de photos prises par les gardes-frontières estoniens et de documents consultés par des enquêteurs. Selon les médias concernés, le navire, le Marshal Vasilevskiy, navigue le long des côtes des pays de l’OTAN dans la région baltique et transporte également des militaires russes à son bord.

Les images montrent deux mitrailleuses Kord de 12,7 millimètres sur la passerelle de ce méthanier de près de 300 mètres de long. À notre connaissance, c’est la première fois qu’un tel armement est présenté publiquement sur un navire civil russe. C’est ce que rapporte FTM.

Selon les chercheurs, cet armement s'inscrit dans une stratégie russe plus large visant à protéger les transports d'énergie et à dissuader les autorités occidentales. Une source des services de renseignement de la région baltique affirme que cet armement rend en fait impossible tout abordage d'un tel navire par les pays de l'OTAN.

Effet dissuasif

Le  méthanier Marshal Vasilevskiy revêt une importance stratégique, car il transporte du gaz entre le terminal russe de Bolshoy Bor et Kaliningrad, l’enclave russe fortement militarisée située entre la Pologne et la Lituanie. Cette voie maritime est cruciale pour Kaliningrad, car sans cette liaison, l’approvisionnement en gaz de cette région serait plus difficile.

L’équipage soulève également des questions. L’analyse des listes d’équipage révèle que, ces derniers mois, le méthanier a régulièrement accueilli à son bord des passagers ayant un passé au sein de l’armée russe, de la Garde nationale ou du FSB.

Les experts voient dans cet armement un signal clair adressé à l’OTAN : restez à l’écart des navires russes, sous peine de provoquer une escalade. Parallèlement, cette information intervient à un moment où l’Ukraine cible de plus en plus souvent des navires russes ailleurs, notamment en mer Noire.

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