The Press Junction.
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12 mai 2026

Le prince Harry rejette les accusations de domination au sein de son couple

©picture alliance / newscom | JOHN ANGELILLO

Le prince Harry a qualifié de "catégoriquement faux" un article de la bible hollywoodienne Variety affirmant que Meghan Markle lui coupait la parole lors de réunions, "un geste généralement précédé d’un contact tactile sur le bras ou la cuisse".

Le magazine a publié un long dossier déclarant que Netflix en aurait "fini" avec les Sussex après une série de projets peu convaincants et des tensions liées au fait que leur seul véritable succès, le documentaire Harry & Meghan, aurait été éclipsé par les mémoires du prince, Spare.

L’article est ponctué de démentis provenant des deux camps, y compris de la part de l’avocat de Meghan et Harry, Michael Kump, bien que sa mise en demeure n’ait manifestement pas suffi à dissuader la rédaction de publier le papier.

Le rapport de Variety indique : “Des informateurs affirment que Meghan laissait depuis longtemps entendre que Hollywood était son territoire. Lors de réunions virtuelles ou en présentiel avec des partenaires, elle a tendance à couper la parole au Prince Harry ou à reformuler ses propos, parfois même au milieu d’une phrase. Selon certaines sources, le geste est généralement précédé d’un contact sur le bras ou la cuisse.”

Le prince Harry est cité dans l’article, lui qui qualifie ces allégations de "catégoriquement fausses". De son côté, M. Kump a déclaré à Variety, dans sa mise en demeure, que cette accusation “semble calculée pour alimenter une caricature misogyne selon laquelle elle mènerait son mari à la baguette”.

Ces révélations insolites, qui proviendraient apparemment d’informateurs chez Netflix, font écho à des théories relayées depuis quelques années déjà sur les réseaux sociaux à propos de la duchesse de Sussex ; ce contact physique étant parfois décrit comme la "griffe de Markle". Newsweek avait été le premier à révéler l’existence de ce récit en ligne dès 2022.

Certains détracteurs sur les réseaux sociaux soutiennent que Meghan Markle contrôlerait Harry en public, soit en lui tenant la main ou le bras, soit en posant une main sur son dos pour le diriger. Le couple réfute avec force ces insinuations. C’est la première fois que ces théories quittent la sphère des réseaux sociaux pour entrer dans le débat grand public, attribuées à des sources ayant apparemment eu une expérience directe avec le couple.

Le démenti personnel et officiel du duc de Sussex a, sans aucun doute, pour but de montrer son indépendance, qu’il s’exprime en son nom propre, et tend à dissiper toute suggestion selon laquelle les démentis de leur avocat auraient été formulés au nom de Meghan.

Inutile de préciser que la virulence de la réaction de Harry et Meghan montre à quel point cet article est source de préoccupation.

De fortes tensions entre les Sussex et Netflix, selon Variety

Plus largement, l’article brosse un tableau sombre de la relation entre Meghan, Harry et Netflix, suggérant que des tensions majeures existaient même autour de leur seul véritable succès commercial, à savoir leur premier documentaire, Harry & Meghan.

Variety rapporte que, au siège de Netflix, l’état d’esprit était : “on en a fini “ avec les Sussex, tandis que Bela Bajaria, directrice du contenu, et Ted Sarandos, co-directeur général, étaient “excédés” par le couple. De son côté, Netflix conteste cette version, et Mme Bajaria a déclaré au magazine : “Archewell est un partenaire attentionné et collaboratif et nous avons vraiment pris plaisir à travailler avec Harry et Meghan.

“Ils sont profondément impliqués dans le processus de narration et apportent une perspective à la fois unique et mondiale, en phase avec le type de projets percutants auxquels nos abonnés sont sensibles.” (...)

Les retours de Meghan Markle aux équipes de Netflix

Un autre sujet sensible est remis en avant : la relation de Meghan Markle avec son personnel. Après les accusations selon lesquelles elle aurait poussé deux assistantes personnelles à quitter Kensington Palace et serait une "dictatrice en talons aiguilles" au sein de sa fondation américaine Archewell, elle n’avait guère besoin de nouvelles polémiques de ce type.

Variety affirme que trois sources ont observé chez elle des "méthodes singulières pour donner son avis", et racontent qu’elle "disparaissait" pendant de longs moments lors de réunions Zoom, avant que l’équipe marketing de Netflix n’apprenne plus tard qu’un membre du personnel l’avait offensée. Plus loin, l’article souligne : “Leur manière de gérer les relations a froissé pas mal de monde en réunion.”

Dans sa mise en demeure, M. Kump précise que Meghan “travaille de chez elle, est mère de deux jeunes enfants de 4 et 6 ans, et se retrouve souvent confrontée (comme beaucoup de parents qui travaillent depuis leur domicile) à des enfants qui entrent inopinément dans la pièce pendant une réunion.

“Indépendamment de sa situation de parent en télétravail, Meghan a aussi le souci d’épargner à son équipe les distractions liées aux enfants. Presque tous les professionnels peuvent témoigner de la nécessité, à un moment ou à un autre, de couper le son ou la caméra au cours d’une visioconférence, durant de longues heures d’appels en ligne.”

Cet article intervient après le retrait de Netflix, début mars, en tant que partenaire financier de la boutique en ligne de la duchesse, As Ever. Parallèlement, une source proche des Sussex a confié au Sun que la prudence excessive des équipes de la plateforme aurait empêché Meghan de se déployer à l’international. (...)

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