Les 5 points du plan de paix pour l'Iran proposé par la Chine et le Pakistan
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La Chine et le Pakistan ont présenté une proposition en cinq points pour mettre fin à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, désormais entrée dans sa cinquième semaine.
Cette feuille de route a été dévoilée mardi soir par le ministère chinois des Affaires étrangères à l’issue d’entretiens à Pékin entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et son homologue pakistanais, Mohammad Ishaq Dar.
Le Pakistan entretient des liens étroits avec Washington comme avec Téhéran et s’est positionné ces derniers jours comme un médiateur, affirmant avoir transmis à l’Iran un plan de paix américain.
La Chine et son allié pakistanais s’opposent aux frappes américano-israéliennes depuis leur déclenchement, le 28 février, tout en condamnant les actions de représailles iraniennes dans le Golfe, y compris les attaques visant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, où la circulation a fortement ralenti.
Les deux pays ont également engagé des discussions avec l’Iran sur l’accès maritime. On observe une légère hausse des transits impliquant des navires liés à la Chine et au Pakistan ces derniers jours, selon des rapports de transport maritime.
Le communiqué conjoint appelle à prendre les mesures suivantes pour mettre un terme au conflit.
1. Cessez-le-feu immédiat
Toutes les parties doivent cesser les hostilités et déployer des "efforts maximum" pour éviter toute nouvelle escalade. L’acheminement de l’aide humanitaire doit être autorisé dans les zones touchées.
2. Ouverture de négociations
Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie viable pour mettre fin au conflit. La souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Iran et des États du Golfe doivent être respectées, et les parties doivent s’abstenir de recourir à la force ou d’en brandir la menace pendant les pourparlers.
3. Protection des infrastructures civiles
Toutes les parties doivent cesser de viser des cibles civiles et des infrastructures critiques, notamment les installations énergétiques, les usines de dessalement et les sites nucléaires placés sous garanties internationales, conformément au droit international humanitaire.
4. Sécurité maritime
Les États doivent protéger les navires et leurs équipages dans le détroit d’Ormuz et rétablir dès que possible la libre circulation du commerce maritime.
5. Respect du cadre onusien
Toute solution doit être recherchée par des canaux multilatéraux et s’ancrer dans la Charte des Nations unies et le droit international afin de favoriser un règlement plus large et durable.
Dans un entretien à Al Jazeera, le secrétaire d’État Marco Rubio a réaffirmé qu’il ne devait pas être permis à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Il a déclaré que Téhéran devait cesser son soutien aux groupes armés et freiner le développement de missiles susceptibles de menacer les pays voisins de la région.
L’Iran continue de mettre en doute la volonté de Washington de négocier. Dimanche, sur X, le ministre des Affaires étrangères Seyed Abbas Araghchi a affirmé que les frappes américano-israéliennes contre des infrastructures civiles étaient en contradiction avec le délai diplomatique prolongé annoncé par le président Donald Trump. Téhéran a promis de "faire payer un lourd tribut".
L’Iran soutient de longue date que son programme nucléaire poursuit des objectifs exclusivement pacifiques et nie chercher à se doter de l’arme atomique. L’Agence internationale de l’énergie atomique a toutefois exprimé ses inquiétudes concernant l’enrichissement d’uranium, qui a atteint des niveaux allant jusqu’à 60 % à la mi-mai 2025, ce qui réduit considérablement le temps nécessaire pour produire de la matière fissile de qualité militaire.
(©Newsweek 2026 / Managing Editor : Gabriel Arnaud - The Press Junction / Picture : ©Unsplash)
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