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Les États-Unis ont confirmé avoir utilisé pour la première fois en situation de combat un nouveau missile tiré depuis le sol, dans le cadre des frappes américano-israéliennes en cours contre l’Iran, après la diffusion par les forces américaines déployées dans la région d’images semblant montrer le tir de cette arme.
"Pour la première fois dans l’histoire, l’armée américaine a tiré en combat des missiles de précision longue portée, appelés PrSM", a déclaré l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central américain, en charge du Moyen-Orient, dans une allocution vidéo publiée mardi soir.
Les États-Unis et Israël ont lancé à partir de samedi à l’aube des frappes conjointes contre des cibles iraniennes à travers le pays, qui se sont poursuivies mercredi pour la cinquième journée consécutive. L’Iran a riposté en tirant plus de 500 missiles et 2 000 drones d’attaque contre une série de pays de la région alignés sur Washington, ont indiqué des responsables américains.
Israël, Bahreïn, le Qatar, la Jordanie, l’Arabie saoudite, Oman, le Koweït et les Émirats arabes unis ont fait état de frappes iraniennes par drones ou missiles visant leur territoire. Les dégâts signalés concernent le plus souvent à la fois des sites militaires et civils, après l’interception des menaces par les défenses aériennes. Des responsables britanniques ont rapporté plusieurs attaques de drones contre une importante base militaire du Royaume-Uni à Chypre, tandis que la Turquie a indiqué mercredi avoir intercepté un missile balistique iranien fonçant vers son espace aérien.
La base britannique d’Akrotiri, à Chypre, est considérée comme un territoire du Royaume-Uni, tandis que la Turquie est également membre de l’OTAN. Bien que toute attaque contre un pays de l’Alliance doive être traitée comme une attaque contre l’ensemble de celle-ci, ces incidents n’ont, pour l’heure, pas été considérés comme tels.
Israël a par ailleurs indiqué en début de semaine avoir lancé une offensive au Liban après que le Hezbollah, puissant groupe armé libanais soutenu par l’Iran, a tiré sur le nord d’Israël.
Le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth a déclaré mercredi aux journalistes que "d’autres vagues de frappes, plus nombreuses et plus massives, arrivent", après qu’une torpille tirée depuis un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien dans l’océan Indien, au large du Sri Lanka. Hegseth n’a pas identifié le bâtiment visé, mais les autorités sri-lankaises ont indiqué avoir reçu un appel de détresse de l’Iris Dena, une frégate de la marine iranienne, avec 180 personnes à bord. Au total, 32 personnes ont été secourues, ont précisé les responsables sri-lankais.
Plusieurs missiles PrSM ont été tirés à l’essai depuis un système de lance-roquettes d’artillerie à haute mobilité (HIMARS) au début de l’année dernière, alors que cette nouvelle arme est appelée à remplacer le système de missile tactique de l’armée (ATACMS), en service depuis plusieurs décennies. Des lots de ces anciens missiles ont été envoyés à l’Ukraine pour frapper des cibles russes.
La société Lockheed Martin, qui fabrique le PrSM, affirme que le missile peut atteindre des cibles à plus de 499 kilomètres, soit une portée nettement supérieure à celle des missiles ATACMS. Différentes variantes sont en cours de développement, dont une version à plus longue portée pouvant dépasser les 1 000 kilomètres.
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