The Press Junction.
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13 mai 2026

Les Etats-Unis vont-ils envoyer des troupes américaines en Iran?

©Unsplash

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio affirme que les objectifs des États-Unis en Iran sont en avance sur le calendrier, mais les mouvements de troupes, la Russie et le détroit d’Ormuz soulèvent des questions plus larges.

Marco Rubio a déclaré vendredi que les États-Unis pouvaient atteindre leurs objectifs militaires en Iran sans déployer de forces terrestres, alors même que des milliers de soldats américains sont en cours d’acheminement vers la région.

"Je ne discuterai pas des tactiques militaires", a indiqué Rubio, ajoutant que la plupart des objectifs américains étaient "en avance sur le calendrier" et pouvaient être atteints "sans aucune troupe au sol".

Pressé de préciser le rôle que pourraient jouer ces renforts en deçà d’une invasion terrestre, Rubio a répondu que le président Donald Trump devait se préparer à plusieurs scénarios. Il a expliqué que les forces américaines étaient positionnées de manière à offrir au président une "flexibilité maximale" si la situation venait à évoluer.

Au moins 1 000 soldats de la 82e division aéroportée de l’armée de terre figurent parmi les troupes en route vers la région. 

Rubio a déclaré que garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz pourrait représenter un défi immédiat, même après la fin des opérations militaires américaines.

S’exprimant après une réunion du G7 en France, il a estimé que l’Iran pourrait tenter d’imposer des restrictions ou des péages sur cette voie maritime stratégique, ce qu’il a jugé illégal et économiquement dommageable.

"Le monde doit avoir un plan", a déclaré Rubio, ajoutant que les États-Unis chercheraient une coopération internationale pour maintenir le détroit ouvert.

Rubio a aussi balayé les informations selon lesquelles la Russie aurait fourni à l’Iran des renseignements pour cibler le personnel et les actifs américains pendant le conflit.

"Il n’y a rien que la Russie fasse pour l’Iran qui, de quelque manière que ce soit, entrave ou affecte notre opération", a-t-il affirmé.

Rubio a déclaré qu’aucune aide militaire américaine n’avait été détournée de l’Ukraine vers le Moyen‑Orient, tout en reconnaissant que cela pourrait changer si les besoins américains l’exigeaient.

S’adressant à la presse après les réunions du G7, Rubio a répété qu’il ne commenterait pas les tactiques, mais a indiqué que les objectifs américains en Iran étaient "dans les temps ou en avance sur le calendrier" et que Washington s’attendait à ce que l’opération se termine "en quelques semaines, pas en quelques mois".

Son argument le plus développé portait sur la suite : il a mis en garde contre le fait qu’une fois les opérations américaines terminées, l’un des premiers défis pourrait être une tentative de l’Iran d’imposer un "système de péage" dans le détroit d’Ormuz. Rubio a qualifié cette éventualité "d’illégale et d’inacceptable", et a estimé qu’elle serait "dangereuse pour le monde".

 

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