The Press Junction.
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13 mai 2026

L’Espagne ferme son espace aérien aux vols impliqués dans la guerre en Iran

©PA

L’Espagne a fermé son espace aérien à tous les avions impliqués dans l’offensive militaire contre l’Iran, l’opération  "Furie épique" lancée par les États-Unis et Israël le 28 février dernier. 
 

C’est ce qu’annoncent El País et d’autres médias espagnols, citant des sources militaires et gouvernementales. 

La mesure va au-delà de l’interdiction déjà connue d’utiliser les bases de Rota, dans la province de Cadix, et de Morón de la Frontera, dans la province de Séville. Le gouvernement de Pedro Sánchez a décidé qu’aucun appareil lié à l’opération — y compris les avions ravitailleurs en vol et ceux déployés dans des pays tiers comme le Royaume-Uni et la France — ne peut survoler le territoire espagnol. La seule exception prévue concerne les situations d’urgence, dans lesquelles le transit ou l’atterrissage peuvent être autorisés.

La mesure avait été annoncée par le Premier ministre Pedro Sánchez lui-même mercredi dernier lors d’une séance plénière du Congrès. "Nous avons refusé aux États-Unis l’utilisation des bases de Rota et Morón pour cette guerre illégale", avait-il déclaré. "Tous les plans de vol prévoyant des actions liées à l’opération en Iran ont été rejetés. Tous, y compris ceux des avions ravitailleurs."

Selon le ministre de l’Économie Carlos Cuerpo, interrogé par la Cadena Ser, cette décision s’inscrit dans le choix de Madrid "de ne pas participer et de ne pas contribuer à une guerre déclenchée unilatéralement et en violation du droit international". À la suite de ces restrictions, les États-Unis avaient déjà retiré une quinzaine d’appareils des deux bases espagnoles. Les bombardiers B-52 et B-1 opérant dans la région ont dû modifier leurs trajectoires pour contourner la péninsule Ibérique.

Donald Trump avait qualifié l’Espagne "d’allié néfaste" et menacé de représailles commerciales. Madrid, de son côté, continue de participer aux activités défensives de l’Otan, y compris la protection de la Turquie et de Chypre, tout en respectant ses engagements envers l’Alliance atlantique et l’Union européenne.
 

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