The Press Junction.
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13 mai 2026

L’Iran promet de "réduire en cendres" les soldats américains

©Pexels

Les États‑Unis continuent de masser des troupes au Moyen‑Orient, tout en assurant qu’il n’est pas question d’engager des soldats au sol.

La perspective de soldats américains déployés sur le sol iranien a suscité une vive mise en garde de Téhéran, un haut responsable menaçant de "les réduire en cendres" et de "punir à jamais leurs partenaires régionaux".

"Nos tirs se poursuivent. Nos missiles sont en place. Notre détermination et notre foi se sont renforcées", a déclaré dimanche Mohammad Bagher Qalibaf, le président du Parlement iranien.

Cette déclaration intervient au terme d’une semaine de décisions de l’administration Trump qui laissent penser que la présence de troupes américaines au sol en Iran devient de plus en plus probable, alors même que des responsables continuent d’assurer qu’une telle option est inutile au vu de l’avancement actuel de "l’opération Fureur épique".

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé samedi que les États‑Unis pouvaient atteindre leurs objectifs sans troupes au sol, et ce alors même que Washington a déployé des milliers de soldats au Moyen‑Orient ces dernières semaines.

"L’opération Fureur épique" dure depuis près d’un mois, depuis que les États‑Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran, visant des cibles à travers le pays et tuant l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que des dizaines d’autres hauts responsables. Le président Donald Trump a tour à tour qualifié Fureur épique "d’excursion, d’opération et de guerre", et a plusieurs fois changé d’avis sur le calendrier de sa conclusion, annonçant d’abord qu’elle serait de courte durée, puis qu’elle prendrait de quatre à six semaines, avant de proclamer la victoire sur l’Iran.

D’autres responsables de l’administration se tiennent à ce calendrier plus long de quatre à six semaines. Au cours des premières semaines, Washington a affirmé avoir  "anéanti" ou "décimé" les capacités militaires iraniennes ainsi que l’aptitude du pays à produire du matériau nucléaire de qualité militaire.

L’administration a martelé qu’elle ne mettrait pas de troupes au sol, en ajoutant à plusieurs reprises qu’elle n’en avait pas besoin. De nombreux analystes considèrent d’ailleurs une telle décision comme une ligne rouge pour une grande partie de l’électorat conservateur.

Cependant, l’escalade du conflit, en particulier la décision de l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz et celle de Trump de bombarder l’île de Kharg, a ravivé la perspective d’une incursion terrestre des forces américaines pour sécuriser des infrastructures énergétiques vitales et des chaînes d’approvisionnement, afin de faire retomber la forte hausse des prix du pétrole et du gaz.

Trump a répété à plusieurs reprises qu’il n’enverrait pas de troupes au sol en Iran, comme le 19 mars lorsqu’il a déclaré qu’il ne "déployait des troupes nulle part". Il a toutefois ajouté que, s’il le faisait, il ne le dirait pas à la presse, et a assuré qu’il n’y aurait "aucune troupe au sol" ni aucun déploiement de "forces terrestres".

Pourtant, les États‑Unis continuent de renforcer leur présence au Moyen‑Orient, en déployant explicitement des moyens qui transportent avec eux des milliers de soldats. On estime à quelque 50 000 le nombre de personnels américains déjà présents dans la région, mais Washington envisage d’y envoyer 3 000 parachutistes de la 82e division aéroportée pour rejoindre les 5 000 Marines actuellement en route.

La semaine dernière, des informations ont indiqué que le Pentagone envisageait de déployer 10 000 soldats supplémentaires au Moyen‑Orient.

 

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