The Press Junction.
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12 mai 2026

L’Italie refuse l’accès à une base militaire aux États‑Unis

©picture alliance / NurPhoto | Alessandro Bremec

Selon les médias italiens, l’Italie a refusé à des avions militaires américains l’autorisation d’utiliser une base aérienne en Sicile, dans le sud du pays, dans le cadre de la guerre en cours avec l’Iran.

Rome a bloqué l’atterrissage de plusieurs bombardiers américains sur la base de Sigonella, dans l’est de la Sicile, ont rapporté le 31 mars, le quotidien italien Corriere della Sera et l’agence de presse ANSA.

Les plans de vol des avions américains ont été soumis alors que les appareils étaient déjà en route, et n’ont pas été autorisés par les forces armées italiennes, ont indiqué les médias locaux.

La décision aurait été prise par le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, qui s’est retrouvé bloqué au Moyen‑Orient au moment du déclenchement de la guerre. Le 1er mars, M. Crosetto a déclaré qu’il était en cours d’évacuation de Dubaï par un avion militaire. Il s’était rendu dans la région pour des vacances en famille.

Newsweek a contacté le Commandement central des États‑Unis (CENTCOM), qui supervise les forces américaines déployées au Moyen‑Orient, le Pentagone et la Maison‑Blanche pour obtenir des commentaires en dehors des heures de bureau habituelles. Le ministère italien de la Défense a également été sollicité pour une réaction.

La guerre contre l’Iran a creusé un fossé entre les États‑Unis et leurs alliés européens, dont beaucoup cherchent à se distancier du conflit.

L’Espagne puis l’Italie

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni — une dirigeante de droite habituellement alliée au président Donald Trump — a critiqué cette guerre, la considérant "en dehors du cadre du droit international", et a insisté sur le fait que l’Italie n’était pas impliquée dans le conflit.

Des accords de longue date entre Washington D.C. et l’Italie autorisent l’armée américaine à utiliser des bases situées dans le pays pour des opérations logistiques et des missions qui n’incluent pas d’attaques contre l’Iran. (...)

Des responsables du gouvernement espagnol avaient également indiqué, début mars, que les avions de combat américains et les appareils ravitailleurs ne seraient pas autorisés à utiliser les bases conjointes de Rota et de Morón, situées près des villes de Cadix et Séville, pour mener des attaques contre l’Iran. Des données de suivi de vols ont montré que plus d’une douzaine d’appareils américains avaient quitté ces deux installations dans les jours qui ont suivi le début de la guerre.

Donald Trump a alors menacé de couper tout commerce avec l’Espagne, qualifiant le pays de "terrible".

Le Premier ministre espagnol de gauche, Pedro Sánchez, a maintenu la position de son gouvernement, accusant la Maison‑Blanche de jouer à la “roulette russe avec le destin de millions de personnes”.

Un responsable de la Maison‑Blanche a déclaré à Newsweek que Washington "n’a besoin de l’aide ni de l’Espagne ni de personne d’autre", et décrit les opérations américaines en Iran comme "atteignant ou dépassant" les objectifs de l’administration.

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