The Press Junction.
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12 mai 2026

Près de 300 enfants tués depuis le début du conflit au Moyen-Orient

©Unsplash

C’est le bilan dramatique rendu public par Save the Children, selon laquelle l’escalade militaire dans la région frappe de plein fouet les plus jeunes : raids aériens, bombardements et déplacements massifs laissent des centaines de milliers de familles sans foyer, sans sécurité et sans services essentiels.

La situation est particulièrement grave au Liban, où, selon le ministère libanais des Affaires sociales, plus de 700 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Parmi elles, on compte plus de 200 000 enfants. De nombreuses familles fuient dans des conditions extrêmement difficiles, perdant en quelques jours tout ce qui garantissait stabilité et sécurité aux plus petits : maisons, écoles, communautés et routines du quotidien.

Selon l’organisation humanitaire, 83 enfants ont été tués et 254 autres blessés lors des raids aériens au Liban, un bilan qui s’inscrit dans un total qui approche les 300 mineurs tués dans la région depuis le début de cette nouvelle flambée de violence.

Pour Nora Ingdal, directrice de Save the Children au Liban, les chiffres ne racontent qu’une partie de la tragédie.

Il ne s’agit pas seulement de statistiques, mais de vies brisées et d’enfants dont l’avenir a été marqué à jamais par la guerre, a-t-elle déclaré.

L’escalade militaire, explique Ingdal, aggrave le traumatisme de nombreux mineurs qui ont déjà vécu des années d’instabilité, de conflits et de déplacements.

Selon l’organisation, il est urgent que toutes les parties respectent le droit international humanitaire et prennent des mesures immédiates pour protéger les civils, en particulier les enfants.

Face au nombre croissant de victimes civiles, Save the Children lance un appel à la communauté internationale. Il reste urgent de parvenir à un cessez-le-feu immédiat afin d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines et de prévenir une nouvelle escalade du conflit.

Les enfants n’ont pas déclenché cette guerre et ne peuvent pas continuer d’en payer le prix le plus élevé, conclut Ingdal.
 

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