La Maison Blanche du président Donald Trump envisage de déployer des milliers de soldats américains dans le cadre de la guerre en cours en Iran, rapporte Reuters mercredi, en précisant que ses sources ne s’attendent pas à un engagement imminent de troupes au sol en Iran.
Tout déploiement de forces terrestres américaines — qu’il s’agisse de sécuriser le trafic maritime dans le détroit pétrolier le plus stratégique du monde ou de prendre le contrôle de sites énergétiques ou nucléaires iraniens — élargirait l’ampleur du conflit et les risques d’une guerre qui perturbe déjà l’approvisionnement énergétique mondial et renforce les enjeux politiques intérieurs pour Trump.
La flambée des prix du pétrole et du gaz, ainsi que les menaces visant les infrastructures énergétiques de la région, soulignent à quel point la sécurisation du détroit d’Ormuz et des installations voisines est devenue centrale, tant pour l’évolution du conflit que pour ses répercussions économiques mondiales.
Selon Reuters, qui cite trois sources et un responsable américain au fait du dossier, les options envisagées incluent des missions potentielles visant à garantir un "passage sûr pour les pétroliers" dans le détroit et éventuellement jusqu’à l’île iranienne de Kharg.
Assurer la sécurité du détroit pourrait impliquer la présence de troupes sur le littoral iranien, ont indiqué à Reuters quatre sources, dont deux responsables américains. L’un de ces responsables a également déclaré à l’agence qu’un envoi de troupes terrestres sur l’île de Kharg serait risqué, l’Iran pouvant atteindre l’île avec des drones et des missiles.
Une autre option évoquée pour les forces américaines consisterait à s’emparer du stock iranien d’uranium hautement enrichi, rapporte encore Reuters, citant une personne informée de la question.
"Aucune décision n’a été prise à ce stade d’envoyer des troupes au sol, mais le président Trump garde judicieusement toutes les options sur la table", a déclaré un responsable de la Maison Blanche à l’agence sous couvert d’anonymat.
"Le président est déterminé à atteindre tous les objectifs définis de l’Opération Fureur Épique : détruire les capacités de missiles balistiques de l’Iran, anéantir sa marine, faire en sorte que ses mandataires terroristes ne puissent pas déstabiliser la région et garantir que l’Iran ne puisse jamais posséder l’arme nucléaire."
L’armée américaine affirme avoir mené des milliers de frappes depuis le 28 février et avoir endommagé ou détruit de nombreux navires iraniens. La guerre a fait 13 morts et environ 200 blessés côté américain, selon Reuters.
Jeff Stein, journaliste au Washington Post, a indiqué sur X mercredi que le Pentagone aurait demandé à la Maison Blanche 200 milliards de dollars supplémentaires pour les opérations liées à la guerre en Iran.
Le président américain a réagi sur X mercredi soir : "Israël, mû par la colère face à ce qui s’est passé au Moyen-Orient, a violemment frappé une installation majeure connue sous le nom de champ gazier de South Pars, en Iran. Une section relativement petite de l’ensemble a été touchée. Les États-Unis n’étaient au courant d’aucune façon de cette attaque en particulier, et le Qatar n’a été en aucune manière impliqué, ni n’avait la moindre idée que cela allait se produire. Malheureusement, l’Iran n’en savait rien, ni aucun des faits pertinents concernant l’attaque de South Pars, et a attaqué injustement et indûment une partie de l’installation de GNL du Qatar."
"AUCUNE AUTRE ATTAQUE ne sera menée par Israël à l’encontre de ce champ de South Pars, extrêmement important et précieux, à moins que l’Iran ne décide imprudemment d’attaquer un pays très innocent, en l’occurrence le Qatar – auquel cas les États-Unis d’Amérique, avec ou sans l’aide ou le consentement d’Israël, feront exploser massivement l’intégralité du champ gazier de South Pars avec une force et une puissance qu’Iran n’a jamais vues ni connues auparavant."
"Je ne souhaite pas autoriser un tel niveau de violence et de destruction en raison des implications à long terme que cela aura sur l’avenir de l’Iran, mais si les installations de GNL du Qatar sont à nouveau attaquées, je n’hésiterai pas à le faire. Merci de votre attention à cette question. Président DONALD J. TRUMP"
(©Newsweek 2026 / Managing Editor : Gabriel Arnaud - The Press Junction / Picture : ©Unsplash)
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