The Press Junction.
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12 mai 2026

Trump renonce à ses menaces de frappes : les marchés rebondissent

©Unsplash

Les cours du pétrole sont repassés sous la barre des 100 dollars (env. 86 euros) le baril et les marchés américains se sont envolés lundi après que le président des États‑Unis Donald Trump a renoncé à sa menace de frapper les centrales électriques iraniennes et laissé entendre qu’un règlement était en vue après plus de trois semaines de frappes à travers le Moyen‑Orient.

Dans un message publié tôt dans la matinée sur les réseaux sociaux, Trump a écrit que les forces américaines ne viseraient pas les infrastructures énergétiques de l’Iran pendant cinq jours en raison de "très bonnes discussions, très productives, en vue d’une résolution complète et totale" de la guerre. Il a ensuite déclaré à la presse que Washington avait atteint des "points d’accord majeurs" avec Téhéran.

Les propos de Trump tranchent avec la nouvelle mise au point de Téhéran, lundi, selon laquelle l’Iran ne négocie pas avec les États‑Unis. Ils interviennent après la promesse faite samedi par Trump de frapper les installations électriques iraniennes si Téhéran ne permettait pas le retour à la normale du trafic dans le détroit d’Ormuz, aussi étroit que stratégique, d’ici lundi soir. L’Iran avait répliqué en menaçant de s’en prendre aux centrales électriques et aux usines de traitement de l’eau de l’ensemble du Golfe, jugées vitales.

Depuis que Téhéran a annoncé qu’il ouvrirait le feu sur les navires américains et ceux alignés sur Israël dans la zone, seuls quelques cargos et pétroliers ont réussi à franchir le détroit d’Ormuz — par lequel transitent habituellement près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz.

Ce verrouillage, conjugué aux dégâts infligés aux infrastructures pétrolières et gazières du Golfe, a déstabilisé les marchés mondiaux et provoqué de fortes variations des prix des carburants. 

Parallèlement, de nouvelles explosions ont été entendues dans la capitale iranienne et davantage de missiles balistiques se sont dirigés lundi vers Israël.

L’armée israélienne a validé des plans visant à élargir ses opérations et ses frappes contre le Hezbollah, soutenu par l’Iran, au Liban, faisant craindre une invasion terrestre plus vaste au‑delà de la frontière nord d’Israël.

Depuis plusieurs semaines, Israël mène des frappes aériennes au Liban, y compris dans la banlieue sud de la capitale, Beyrouth, où le Hezbollah est implanté de longue date. Des troupes israéliennes sont déjà déployées dans le sud du Liban.

Le chef d’état‑major de l’armée israélienne, le lieutenant‑général Eyal Zamir, a déclaré ce week‑end qu’Israël allait "poursuivre et accentuer les opérations terrestres ciblées et les frappes" contre le Hezbollah.

Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu’une frappe israélienne menée dimanche contre le pont de Qasmiyeh, un axe majeur franchissant le Litani, constituait un "prélude à une invasion terrestre".

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), déployée dans le sud du pays, a annoncé lundi que son quartier général de Naqoura, sur la côte libanaise, avait été touché et que son personnel s’était mis à l’abri pour éviter les blessures. 

La FINUL a indiqué qu’elle estimait qu’un "acteur non étatique" était responsable de l’incident, sans fournir davantage de précisions, semblant faire référence au Hezbollah.

Israël a annoncé lundi qu’il lançait de nouvelles attaques contre "le cœur de Téhéran", quelques heures après avoir fait état "d’une vaste vague de frappes" sur la capitale iranienne. Des médias iraniens proches des plus hautes autorités du pays ont rapporté des explosions dans plusieurs quartiers de Téhéran.

Des alertes aux raids aériens ont été déclenchées dans la nuit en Israël, signalant des tirs de missiles balistiques en approche.

Ailleurs dans la région, le Koweït, Bahreïn, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont signalé de nouvelles menaces de missiles et de drones iraniens jusqu’au petit matin lundi.
 

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