The Press Junction.
The Press Junction.
12 mai 2026

Deux "poissons de l’apocalypse" découverts sur une plage au Mexique : pourquoi sont-ils présages de catastrophes ?

©Pam Novak via Unsplash

Une scène saisissante a attiré l’attention des réseaux sociaux et des curieux du monde entier. Sur une plage de Cabo San Lucas, au Mexique, des touristes sont tombés sur deux créatures marines aussi fascinantes qu’énigmatiques : d’immenses régalecs, également connus sous le nom de "poissons de l’apocalypse". 

Cette apparition est considérée comme particulièrement rare, car ces animaux vivent habituellement dans les profondeurs des océans, jusqu’à environ 1 000 mètres sous la surface. Il est donc extrêmement inhabituel de les voir si près du rivage.

Selon le récit partagé sur les réseaux sociaux par certains témoins, tout a commencé par un reflet inhabituel dans l’eau. En s’approchant, les deux femmes ont réalisé qu’il s’agissait d’un long poisson argenté qui peinait à se déplacer dans les eaux peu profondes.

Avec l’aide d’autres personnes présentes sur la plage, elles ont réussi à repousser l’animal vers le large, l’aidant à regagner des eaux plus profondes. Mais la surprise ne s’est pas arrêtée là. Non loin du premier spécimen, un second est apparu. Apercevoir un seul poisson de ce type est déjà un événement exceptionnel. En trouver deux au même endroit, relève du miracle. 

Le plus long poisson du monde et le mystère des profondeurs

Le régalec est une créature impressionnante. Son corps long et effilé, presque semblable à un ruban argenté, est parcouru d’une nageoire dorsale rouge vif qui le rend immédiatement reconnaissable. Cette espèce détient un record singulier : elle est considérée comme la plus longue parmi les poissons osseux vivants. Les spécimens les plus courants mesurent entre 5 et 7 mètres, mais certains individus peuvent atteindre jusqu’à 17 mètres de longueur et peser plus de 200 kilos.

Malgré son apparence presque monstrueuse, le régalec est totalement inoffensif pour l’être humain. Dépourvus de véritables dents, il se nourrit principalement de minuscules organismes planctoniques. Sa silhouette serpentiforme et la rareté de ses apparitions hors des profondeurs ont d’ailleurs contribué, au fil des siècles, à alimenter les anciens récits de serpents de mer racontés par les marins.

Pourquoi on l’appelle "poisson de l’apocalypse"

Le surnom le plus inquiétant de cette créature trouve son origine dans certaines croyances populaires, surtout répandues au Japon et en Asie de l’Est. Dans plusieurs traditions, le régalec est considéré comme un présage de catastrophes naturelles, telles que les séismes ou les tsunamis. Cette idée repose sur un certain nombre de coïncidences observées par le passé. Avant le tsunami dévastateur qui a frappé le Japon en 2011, par exemple, plusieurs spécimens de régalecs avaient été retrouvés échoués le long des côtes. Depuis, la légende n’a cessé de se renforcer.

Les scientifiques tiennent toutefois à souligner qu’il n’existe aucune preuve scientifique solide établissant un lien direct entre ces animaux et les tremblements de terre. Certains chercheurs avancent l’hypothèse qu’ils pourraient être influencés par des changements dans les courants marins ou par des mouvements géologiques en profondeur, mais cette corrélation reste encore très incertaine.

Entre mythe et science, le poisson de l’apocalypse continue donc d’exercer une fascination particulière. Un géant silencieux des abysses qui, lorsqu’il apparaît près de la surface, parvient toujours à transformer une simple journée à la plage en un petit mystère venu de la mer.

Partager: