Trump a indiqué que les États‑Unis pourraient utiliser la base de Diego Garcia, dans l’océan Indien, et la base de la RAF à Fairford, en Angleterre, pour frapper l’Iran.
Le président Donald Trump a déclaré que les États‑Unis pourraient utiliser leur base de Diego Garcia, dans l’océan Indien, ainsi que la base de la Royal Air Force (RAF) à Fairford, en Angleterre, pour frapper l’Iran si la diplomatie échouait.
Il a fait cette révélation dans un message publié sur Truth Social, dans lequel il critiquait le projet du Royaume‑Uni de transférer la souveraineté des îles Chagos, où se trouve la base aérienne, à l’île Maurice dans le cadre d’un bail d’un siècle.
"Si l’Iran décidait de ne pas conclure d’accord, il pourrait être nécessaire pour les États‑Unis d’utiliser Diego Garcia et l’aérodrome situé à Fairford afin d’éradiquer une attaque potentielle menée par un régime extrêmement instable et dangereux", a déclaré Trump.
Les propos de Trump soulignent la manière dont la planification militaire américaine en vue de frappes potentielles contre l’Iran s’articule avec un accord sensible entre le Royaume‑Uni et Maurice au sujet des îles Chagos, qui abritent la base conjointe américano‑britannique de Diego Garcia, essentielle depuis longtemps pour les opérations au Moyen‑Orient, en Afrique et en Asie du Sud.
Ces remarques interviennent alors que le Pentagone a déployé des navires de guerre supplémentaires, des systèmes de défense aérienne et des sous‑marins au Moyen‑Orient en préparation d’une éventuelle action, rapporte NBC News, tandis que Washington et Téhéran poursuivent des discussions que des responsables jugent encourageantes, tout en restant très éloignées sur des points clés.
Dans un message sur Truth Social, Trump a indiqué avoir dit au Premier ministre britannique Keir Starmer que "les baux ne valent rien lorsqu’il s’agit de pays", avertissant que le Royaume‑Uni est "en train de perdre le contrôle" de Diego Garcia et que les États‑Unis pourraient devoir utiliser l’île et la base de la RAF à Fairford "pour éradiquer une attaque potentielle" de l’Iran si aucun accord n’était conclu.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a évoqué des "progrès notables" après des pourparlers indirects à Genève avec l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et Jared Kushner, tandis que la Maison‑Blanche a fait état de "certains progrès", tout en précisant "qu’il reste encore de nombreux détails à régler", selon NBC News.
La Maison‑Blanche évaluera prochainement si la diplomatie peut permettre de combler les divergences avec l’Iran sur les contraintes nucléaires et balistiques exigées par les responsables américains.
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