The Press Junction.
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12 mai 2026

Pas de fin heureuse pour les dauphins du Marineland : ils sont transférés dans un zoo

©Ranae Smith via Unsplash

Après plus d'un an d'attente, le sort des mammifères marins du Marineland d'Antibes se précise... Et ce n'est pas celui que tout le monde espérait.

Le ministère français de la Transition écologique a approuvé le projet du ZooParc de Beauval dans le Loir-et-Cher : 23 dauphins, 12 en provenance d'Antibes et 11 de Planète Sauvage, seront transférés d'ici le printemps 2027. Malheureusement, il ne s'agit pas d'une remise en liberté, mais d'un simple transfert d'un parc animalier marin vers un zoo.

Beauval promet un complexe "exceptionnel": sept bassins, trois grands lagons, 2,5 hectares de surface et un investissement estimé entre 25 et 40 millions d'euros. Des courants artificiels, de l'eau de mer, plus d'espace. Le parc confirme la limitation de la reproduction, l'interdiction de l'insémination artificielle et l'exclusion des spectacles commerciaux. Ces mesures, assure le ministère, ne seront autorisées que dans un "cadre extrêmement strict et adapté au bien-être des animaux". Un cadre présenté comme novateur, mais la réalité est tout autre : les dauphins continueront à vivre en captivité.

Des ONG divisées sur la question du sanctuaire

Depuis des mois, les organisations plaident pour une alternative : un sanctuaire marin en semi-liberté, hors de la logique des zoos. (...)

Certaines ONG dénoncent ce qu'elles appellent un "faux sanctuaire", craignant que derrière la rhétorique du bien-être animal ne se cache, en réalité, la poursuite de spectacles publics D'autres organisations ont, à l'inverse, choisi de collaborer à l'élaboration d'une charte éthique. Résultat ? Un clivage au sein du front des droits des animaux, alors que le temps passe et que, finalement, seuls les mammifères marins en paient le prix.

Les orques, le vrai problème

Si pour les dauphins, la relocalisation - aussi regrettable soit-elle - semble largement tracée, le sort des deux orques, Wikie et son fils Keijo, reste incertain. Un rapport technique fait état de problèmes structurels dans les 2000 bassins, des fissures et des affaissements nécessitant des réparations constantes. Le gouvernement n'exclut pas un transfert au Loro Parque de Tenerife comme solution provisoire, tandis que la réalisation d'un sanctuaire canadien semble encore lointaine. Les experts avertissent : le fait de déplacer les animaux à plusieurs reprises présente des risques importants.

Source : Ministères Aménagement du territoire Transition écologique 

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