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Viktor Orbán est l’un des principaux alliés politiques européens du président Donald Trump.
Les probabilités de voir Viktor Orbán remporter les prochaines élections législatives en Hongrie ont reculé depuis le discours de soutien prononcé par le vice-président américain JD Vance, selon les derniers chiffres des sites de paris.
Lors d’une conférence de presse organisée mercredi à Budapest, la capitale hongroise, Vance a déclaré qu’il aiderait le Premier ministre sortant dans sa campagne et a salué Orbán à l’approche du scrutin du 12 avril.
Depuis, les marchés de paris indiquent une légère baisse de la cote d’Orbán, même si rien ne permet d’affirmer que ce recul soit lié à l’intervention de Vance.
Le parti au pouvoir, le Fidesz, dirigé par Orbán, est aux commandes depuis 16 ans et a remporté quatre scrutins consécutifs. Mais il tente désormais de déjouer une possible surprise de l’opposition, le parti Tisza mené par Peter Magyar, qui progresse nettement dans les sondages.
Si Orbán perd les élections, cela aura des répercussions sur les relations entre la Hongrie et Washington. Il est un allié clé du président Donald Trump et l’a soutenu lors de sa campagne présidentielle de 2024. Trump, de son côté, a qualifié Orbán de "véritable ami, combattant et GAGNANT", apportant son soutien au dirigeant sortant pour les élections du printemps plus tôt ce mois-ci.
Un changement de régime politique en Hongrie pourrait être moins favorable à l’administration Trump. Cela mettrait également en lumière les limites de l’influence de Washington sur les scrutins étrangers, affaiblissant ainsi la perception des capacités des États-Unis en tant que puissance mondiale.
Selon Polymarket, les chances d’Orbán de remporter le prochain scrutin s’élèvent à 28 %, contre 35 % le 5 avril.
D’après la plateforme de paris Kalshi, le Premier ministre sortant dispose désormais de 30 % de chances de victoire. Le 5 avril, ses chances étaient évaluées à 33,3 %, soit un recul d’environ trois points de pourcentage en cinq jours.
Ces cotes suivent deux sondages d’opinion réalisés début mars qui plaçaient Tisza, un parti de centre droit, en tête. Mais un autre sondage récent de l’institut Nezopont montre que la coalition Fidesz d’Orbán conserve six points d’avance sur Tisza.
Vance n’est pas le seul responsable politique américain à avoir récemment apporté son soutien au dirigeant hongrois. Le secrétaire d’État Marco Rubio s’est rendu à Budapest en février. Il y a salué Orbán et lui a assuré que Trump était déterminé à le voir réussir.
Les élections se tiendront ce 12 avril.
(©Newsweek 2026 / Managing Editor : Gabriel Arnaud - The Press Junction / Picture : Picture Alliance - NurPhoto - Nicolas Economou)
