The Press Junction.
The Press Junction.
12 mai 2026

La mise en garde de l'ex-patron de la FIFA pour la Coupe du monde aux Etats-Unis

©Unsplash

L’ancien président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Sepp Blatter, a mis en garde les supporters, les appelant à réfléchir à deux fois avant de se rendre aux États-Unis pour la Coupe du monde 2026, sur fond de préoccupations croissantes en matière de sécurité.

Cet avertissement fait suite au soutien apporté par Blatter aux déclarations de l’expert suisse en droit pénal et ancien conseiller juridique de la FIFA, Mark Pieth, qui a exhorté les supporters à éviter d’assister aux matches organisés aux États-Unis en raison de craintes liées à l’instabilité politique, à l’application des lois sur l’immigration et à la sécurité.

"Pour les supporters, il n’y a qu’un seul conseil : tenez‑vous à l’écart des États‑Unis !" "Je pense que Mark Pieth a raison de remettre en question cette Coupe du monde", a écrit Blatter sur X.

La Coupe du monde 2026 doit se tenir du 11 juin au 19 juillet et sera organisée conjointement par les États‑Unis, le Canada et le Mexique. Si des matches sont prévus dans les trois pays, la majorité des rencontres, y compris la finale, doivent se dérouler dans des villes américaines.

À l’approche du tournoi, les déclarations de Blatter soulèvent des interrogations parmi les supporters, les responsables du football et les organisations internationales quant à la capacité de l’administration Trump à accueillir la Coupe du monde sans que des enjeux politiques ne perturbent les voyages ou l’expérience des supporters.

Mark Pieth, que Blatter avait fait venir entre 2011 et 2014 pour contribuer à la réforme de la FIFA à une période de vives critiques liées à la corruption, présente son avertissement comme un conseil pratique plutôt qu’un appel symbolique au boycott. Il invoque des décès récents liés à l’application des lois sur l’immigration et aux manifestations, ainsi que ce qu’il décrit comme un climat politique de plus en plus autoritaire aux États‑Unis.

Malgré les critiques, la direction de la FIFA ne donne aucun signe d’une remise en cause de l’empreinte américaine du tournoi. Blatter a démissionné sur fond de multiples scandales et a été remplacé à la présidence de la FIFA en 2015 par Gianni Infantino, qui a noué des liens étroits avec le président Donald Trump. Infantino a à plusieurs reprises défendu les décisions de la FIFA d’attribuer de grands tournois à des pays hôtes politiquement controversés, comme le Qatar en 2022 et l’Arabie saoudite en 2034.

Les gouvernements nationaux ont jusqu’ici résisté aux appels à un boycott officiel. Même après que Trump a semé la discorde en Europe avec sa tentative de rachat du Groenland et menacé d’imposer des droits de douane aux pays opposés à ce projet, plusieurs responsables européens ont écarté l’idée de retirer leurs équipes, estimant qu’une éventuelle réaction viendrait plutôt des supporters que des fédérations.

La pression continue néanmoins de s’intensifier en dehors des canaux gouvernementaux. En Allemagne, un haut responsable du football a appelé à un débat sérieux sur un éventuel boycott, tandis qu’aux Pays‑Bas, une pétition demandant le retrait de la sélection de la Coupe du monde 2026 a recueilli des dizaines de milliers de signatures.

 


 

Partager: