The Press Junction.
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12 mai 2026

La véritable histoire de la Saint-Patrick, le saint patron de l’Irlande

©Unsplash

Le 17 mars, on célèbre la Saint‑Patrick, la fête irlandaise par excellence. Il s’agit d’une commémoration très suivie non seulement en Irlande, mais aussi dans de nombreux autres pays comme le Canada et les États‑Unis, où vivent d’importantes communautés irlandaises. 

Ces derniers temps, la fête de la Saint‑Patrick est devenue très populaire dans le monde entier, se transformant en une occasion de s’amuser et de boire de la bière en compagnie de ses amis. Lorsque, en Irlande, le St. Patrick’s Day tombe en même temps que le début du Carême ou que la Semaine sainte, les célébrations sont avancées ou reportées de quelques jours.

On ne sait pas toujours que, en réalité, Saint Patrick – qui vécut entre 385 et 461 – était d’origine écossaise et non irlandaise. Son véritable nom était Maewyin Succat et sa vie fut mouvementée. À l’âge de 16 ans, il fut enlevé par un groupe de pirates irlandais et vendu comme esclave. C’est précisément durant ces années de captivité que le jeune homme se convertit au christianisme et, une fois libre, décida de devenir diacre, prenant le nom de Patrick, avant d’être nommé évêque. De retour en Irlande, le pape Célestin lui confia la mission d’évangéliser les terres irlandaises, mission qu’il mena avec un grand enthousiasme, en favorisant le mélange entre éléments chrétiens et traditions celtiques et païennes afin de rendre le message évangélique accessible à tous.

Patrick resta en Irlande jusqu’à sa mort, survenue le 17 mars 461 à Saul. Ce n’est donc pas un hasard si cette date a été choisie pour la fête dédiée au saint patron de l’Irlande. Les premiers célébrations en l’honneur du saint remontent aux IXe et Xe siècles, mais ce n’est qu’au début des années 1600 que la fête de la Saint‑Patrick a été inscrite au calendrier liturgique.

L’absence de serpents en Irlande est entourée d’un mélange de légende et de science. Selon la tradition, c’est saint Patrick qui les aurait chassés du pays. L’histoire raconte qu’en 441 apr. J.-C., après un jeûne de 40 jours et 40 nuits sur le mont Croagh Patrick, le saint aurait lancé une cloche du haut de la montagne, dont le fracas aurait effrayé tous les serpents présents sur l’île et les aurait contraints à fuir. Cet épisode est souvent interprété de façon symbolique, comme la représentation de la conversion de l’Irlande du paganisme au christianisme et de la défaite des anciennes croyances druidiques.

Du point de vue scientifique, en revanche, l’absence de serpents en Irlande est liée à des facteurs climatiques et géologiques. Au cours de la dernière ère glaciaire, qui s’est achevée il y a environ 12 000 ans, le climat rigoureux aurait empêché la survie de ces reptiles. Lorsque les glaces se sont retirées, l’Irlande était déjà séparée de la Grande‑Bretagne et du continent européen, rendant impossible la colonisation naturelle des serpents par voie terrestre.

Quoi qu’il en soit, contrairement à la proche Grande‑Bretagne, où l’on trouve plusieurs espèces de serpents, l’isolement géographique de l’Irlande a empêché leur retour, faisant de l’île l’une des rares régions d’Europe dépourvues de ces reptiles.

L’expression "Puits de saint Patrick" trouve son origine dans une ancienne légende liée au saint patron de l’Irlande. On raconte que saint Patrick avait l’habitude de se retirer pour prier dans une profonde caverne située sur un îlot du lac Lough Derg, dans le comté de Donegal. Selon la tradition, cette grotte était si profonde qu’on la considérait comme un passage vers l’au‑delà, au point que le saint aurait poussé certains fidèles à y descendre pour leur montrer l’entrée de l’enfer et leur offrir une expérience mystique de rédemption.

Avec le temps, cette légende a évolué et l’expression "Puits de saint Patrick" a pris un sens symbolique complètement différent. Aujourd’hui, on l’utilise pour désigner une réserve inépuisable de ressources ou de richesses, souvent au sens figuré. L’association avec un puits sans fond vient précisément de l’idée d’une profondeur mystérieuse et apparemment infinie, tout comme le lieu décrit dans les anciens récits liés à saint Patrick.

Comment fête‑t‑on le jour de la Saint‑Patrick ? En Irlande comme ailleurs dans le monde, les toasts ne manquent pas et se prolongent jusque tard dans la nuit. Chaque année, le principal défilé se tient à Dublin et réunit des centaines de milliers de participants. La plus grande parade du monde a toutefois lieu à New York. À Sydney, en Australie, les célébrations de la Saint‑Patrick sont également très suivies.

En réalité, l’iconographie traditionnelle associait la couleur bleue, et non le vert, à l’image du saint. En effet, sur les représentations figuratives, ses ornements liturgiques sont bleus. Mais avec le temps, la couleur liée à saint Patrick et à sa fête est devenue le vert, en lien avec le symbole du trèfle et avec l’Irlande, surnommée "l’île verte". Selon la tradition, à l’occasion de la Saint‑Patrick, on a coutume de porter un vêtement ou un accessoire vert, qu’il s’agisse d’un chapeau ou d’un autre élément.

 

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