Le Nouvel An lunaire commence le 17 février : voici ce qu’il célèbre, pourquoi les dates changent et ce que signifie l’Année du Cheval de Feu.
Des milliards de personnes dans le monde célèbrent le Nouvel An lunaire, mais contrairement au Nouvel An solaire, cette fête n’est pas ancrée à une date fixe du calendrier solaire : elle suit le rythme de la Lune, en commençant avec la première nouvelle lune du calendrier lunaire et en se déployant au fil de familles tournées vers une nouvelle énergie et un regain de chance.
En 2026, le Nouvel An lunaire, souvent appelé Nouvel An chinois ou Fête du Printemps, commence le 17 février, lançant 15 jours de célébrations qui s’achèvent avec la Fête des Lanternes lors de la première pleine lune de la nouvelle année lunaire.
Cette année marque également l’entrée dans l’Année du Cheval de Feu, l’un des animaux les plus marquants du zodiaque chinois, qui façonne les thèmes et les symboles auxquels beaucoup se réfèrent à l’ouverture de la saison des fêtes.
La majeure partie du globe organise le temps autour de l’année solaire, c’est‑à‑dire le cycle créé par l’orbite de la Terre autour du Soleil. Mais bien avant que les calendriers modernes ne fixent les dates, les sociétés mesuraient le passage des mois grâce à la Lune, en suivant ses phases pour marquer le temps : une année lunaire.
La Chine suit aussi l’année solaire, le 1er janvier restant la référence moderne et officielle du "Nouvel An". Mais le Nouvel An chinois célèbre, lui, le Nouvel An lunaire.
Bien qu’on l’appelle couramment "Nouvel An chinois", la fête est célébrée bien au‑delà de la Chine, dans toute l’Asie et au sein des communautés de la diaspora à travers le monde — une des raisons pour lesquelles on parle plus largement de Nouvel An lunaire. Elle est aussi largement considérée comme l’une des fêtes les plus importantes de la culture chinoise.
Les célébrations durent 15 jours, depuis les retrouvailles du réveillon du Nouvel An jusqu’à la Fête des Lanternes, lorsque les lanternes illuminées marquent la nuit de clôture. Tout au long de cette période, le fil rouge est évident : le renouveau — balayer symboliquement l’ancienne malchance et inviter une meilleure étoile, une nouvelle prospérité.
De nombreuses traditions se construisent autour de cette idée. Les maisons sont nettoyées avant l’arrivée du nouvel an, un geste pratique qui fait aussi office de balayage symbolique des mauvaises ondes persistantes. En revanche, une fois le nouvel an entamé, on évite souvent de balayer et de faire le ménage pendant plusieurs jours, afin, selon la croyance traditionnelle, de ne pas déranger la bonne fortune nouvellement accueillie.
L’esthétique éclatante de la fête — en particulier la prédominance du rouge — renvoie elle aussi à la protection et à l’optimisme.
Le rouge est largement associé à la chance, à la joie, à la prospérité et à la protection dans la culture chinoise, et il est omniprésent pendant le Nouvel An lunaire : bannières, vêtements, décorations de portes et enveloppes.
Les feux d’artifice et les pétards ne relèvent pas non plus du simple spectacle. Ils sont liés à l’une des légendes les plus connues du Nouvel An lunaire : l’histoire de Nian, un monstre censé apparaître au nouvel an, effrayé par le vacarme et la couleur rouge — une explication folklorique pour comprendre pourquoi la fête est, de façon célèbre, à la fois éclatante et tonitruante.
La Fête des Lanternes — qui clôt le cycle de 15 jours — cristallise le cœur émotionnel de la fête. Les lanternes sont souvent décrites comme des symboles d’espoir, de lumière et de guidance.
Chaque Nouvel An lunaire tourne aussi une page du zodiaque chinois, un cycle de 12 animaux.
Dans cette tradition, votre signe du zodiaque est déterminé par votre année de naissance, et chaque animal est souvent associé à un ensemble de traits de caractère qui servent de raccourci culturel — que ce soit sur le ton du jeu, de la spiritualité ou comme manière de raconter l’année à venir.
En 2026, le zodiaque passe au Cheval, plus précisément au Cheval de Feu, à partir du 17 février. La mention "Feu" vient de l’association des années du zodiaque à l’un des cinq éléments, formant des combinaisons qui se répètent sur un cycle plus long.
Culturellement, les années du Cheval sont souvent décrites comme pleines d’énergie — davantage en mouvement qu’en pause, plus dans l’élan que dans la contemplation. Et le Cheval de Feu, en particulier, est souvent considéré comme poussant le curseur encore plus loin : énergique, déterminé, tourné vers l’action.
Autrement dit, si le zodiaque est une histoire symbolique que l’on se raconte à propos du temps, le chapitre du Cheval de Feu se lit sur un tempo plus rapide.
Ce même symbolisme façonne la manière dont beaucoup interprètent "l’ambiance" de l’année.
Les personnes nées sous le signe du Cheval de Feu sont généralement décrites comme fougueuses et ambitieuses — et, pour ceux qui y croient, l’année elle‑même peut porter ces qualités : l’impression que les choses vont se passer, que les décisions se prendront vite, et que les projets passeront plus facilement de l’idée à l’action, avec moins d’hésitation.
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