Lors de la 68e édition des Grammy Awards 2026, le XIVe dalaï-lama, Tenzin Gyatso, a reçu son premier Grammy. Contrairement aux récompenses musicales traditionnelles, le prix n’a pas été décerné pour un morceau ou un album, mais pour le livre audio Méditations : les réflexions de Sa Sainteté le Dalaï-Lama, disponible sur les principales plateformes musicales.
Le prix décerné au Tibétain l’a emporté face à des candidats du calibre de la juge de la Cour suprême américaine Ketanji Brown Jackson et de l’humoriste Trevor Noah.
Dans un message écrit depuis son monastère en Inde, le leader spirituel a souligné la portée collective de cette récompense :
"J’accueille cette distinction avec gratitude et humilité. Je ne la considère pas comme quelque chose de personnel, mais comme une reconnaissance de notre responsabilité universelle partagée."
Le Dalaï-Lama a ensuite expliqué l’importance de diffuser des valeurs telles que la paix, la compassion, la protection de l’environnement et l’unité de l’humanité, en soulignant en quoi ce prix peut contribuer à faire mieux connaître ces principes.
Tenzin Gyatso vit en exil en Inde depuis 1959, après la répression par l’Armée populaire de libération chinoise du soulèvement tibétain contre le régime de Mao Zedong. Le leader spirituel tibétain est considéré non seulement comme un guide religieux, mais aussi comme une figure centrale de la lutte pour l’autonomie du Tibet, avec un public mondial de fidèles et de défenseurs des droits humains.
La décision de récompenser le Dalaï-Lama n’est pas passée inaperçue à Pékin. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a qualifié l’attribution du Grammy d’outil de "manipulation politique antichinoise". Selon Pékin, le Dalaï-Lama ne serait pas seulement un leader religieux, mais également un exilé politique engagé dans des activités séparatistes. La tension porte aussi sur la question de la réincarnation du futur Dalaï-Lama, la Chine défend un successeur reconnu par le Parti communiste, tandis que le Dalaï-Lama souhaite qu’il naisse dans un pays libre, sans ingérences politiques.
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