L’émissaire spécial de la Maison-Blanche, Steve Witkoff, a déclaré que les dirigeants russe et ukrainien pourraient se rencontrer en personne.
Le maire de Kiev a marqué un silence de 13 secondes lorsqu’on lui a demandé, lors d’une interview télévisée, si le président américain Donald Trump était un allié fiable pour l’Ukraine à l’approche de nouvelles négociations de paix provisoirement prévues dans les prochaines semaines.
Vitali Klitschko a affirmé qu’il était crucial que les États-Unis se rangent du côté de l’Ukraine et soutiennent les intérêts du pays dans ce nouveau cycle de pourparlers de paix avec la Russie.
Mais lorsqu’il a été interrogé samedi par le présentateur de Sky News Trevor Phillips sur le fait de savoir s’il faisait confiance au président américain, Klitschko—ancien champion du monde de boxe poids lourd et figure majeure de la vie politique ukrainienne—a hésité et laissé échapper un bref rire.
Klitschko a expliqué qu’il essayait de faire confiance au dirigeant américain, mais qu’il ne comprenait souvent pas les messages émis par le président au sujet de ce processus de paix au long cours.
Les négociations sur un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine, encouragées par les États-Unis, avancent lentement malgré les promesses répétées de l’administration Trump qu’un accord pourrait être conclu rapidement. Le dernier cycle de discussions, qui s’est achevé plus tôt cette semaine, s’est terminé sans percée, même si les attentes restaient faibles.
Des responsables ukrainiens et européens observent avec une certaine inquiétude la réticence apparente de Trump à faire réellement pression sur la Russie pour qu’elle assouplisse ses exigences dans le cadre d’un éventuel accord de paix. Kiev s’efforce de maintenir Trump de son côté, en dépit de plusieurs différends très médiatisés et incidents diplomatiques.
L’Ukraine a accusé la Russie d’entraver les "difficiles" pourparlers en Suisse mardi et mercredi, au cours desquels aucune réponse n’a émergé sur la manière de régler la question épineuse du contrôle de certaines zones de l’est du pays.
Mardi marquera le quatrième anniversaire de l’invasion à grande échelle par la Russie de son voisin. Les combats se poursuivent en toile de fond des négociations de paix, et Moscou contrôle actuellement environ un cinquième du territoire ukrainien après des années de gains limités sur la ligne de front.
L’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, a indiqué que les États-Unis espéraient qu’un nouveau cycle de pourparlers de paix pourrait se tenir dans les trois prochaines semaines et a évoqué la possibilité d’une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. L’Ukraine réclame de longue date un sommet présidentiel entre les deux dirigeants, que la Russie a exclu.
Trump pourrait se joindre à cette rencontre entre les présidents, a ajouté Witkoff dans une interview diffusée samedi sur Fox News.
Klitschko a indiqué tôt dimanche que la Russie avait visé la capitale ukrainienne dans la nuit, tandis que les autorités régionales ont, de leur côté, annoncé qu’un homme de 49 ans avait été tué au sud-ouest de la ville. Quinze personnes ont été blessées, dont quatre enfants, ont précisé les responsables.
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