The Press Junction.
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12 mai 2026

Le président français propose une stratégie "Made in Europe"

Emmanuel Macron a appelé l’UE à renforcer son poids économique. Le président français a averti que l’Union européenne devait se préparer à une hostilité croissante de l’administration Trump.

Le président français a estimé que l’accalmie dans la volonté affichée de Donald Trump d’acheter le Groenland ne devait pas être interprétée comme un tournant dans les relations entre Washington et Bruxelles, appelant le bloc à se montrer plus résilient face aux défis posés par les États‑Unis et la Chine.

Macron a déclaré que l’administration Trump adoptait une posture hostile à l’UE et a prévenu qu’elle s’attaquerait au bloc au sujet de la régulation européenne des technologies numériques.

En tant que dirigeant d’un pays au cœur de l’Union, les propos de Macron mettent en lumière les inquiétudes, à Bruxelles, face à une relation économique entre la capitale européenne et Washington devenue de plus en plus conflictuelle.

La référence de Macron au Groenland laisse entendre qu’il s’attend à de nouveaux bras de fer que le président Donald Trump pourrait engager avec l’Europe, ce qui contraindra le bloc à réaffirmer sa place dans le monde et à cesser de s’incliner devant les États‑Unis.

Macron a exhorté les dirigeants européens à profiter d’un sommet en Belgique cette semaine pour accélérer les réformes destinées à renforcer la compétitivité du bloc face à la Chine et aux États‑Unis.

"Si nous choisissons d’être des spectateurs, nous serons des vassaux", a‑t‑il lancé, parlant d’un  "moment Groenland" et jugeant que la volonté de Trump d’acquérir le Groenland, territoire danois membre de l’OTAN, devait servir d’électrochoc aux dirigeants européens.

Il a ajouté que l’administration Trump cherchait à démanteler l’UE et qu’après l’épisode du Groenland, d’autres contentieux se profilaient. Macron a mis en garde contre de possibles droits de douane américains si l’UE recourait à son Digital Services Act pour encadrer les géants de la tech, et estimé que l’Europe devait être plus résiliente face au défi lancé par les États‑Unis et la Chine.

Le président français a renouvelé son appel à avantage d’emprunts communs afin d’investir à grande échelle et de contester l’hégémonie du dollar. Macron a jugé que les Européens "tiennent bon, mais réagissent trop lentement" et doivent affirmer leur statut de superpuissance mondiale, avec davantage de "leadership commun" sur le continent.

Les dirigeants de l’UE se retrouveront jeudi pour discuter des projets, menés par la France, d’une stratégie "Made in Europe" qui imposerait des exigences minimales de contenu européen dans les biens fabriqués sur le continent.
 

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