The Press Junction.
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12 mai 2026

Le puissant geste de solidarité des Iraniennes contre le régime

©PA

Elles sont loin de l'Iran. Mais leur colère est vive. Des femmes iraniennes à l'étranger allument une cigarette avec la photo de Khamenei en feu.

Un geste qui parle pour ceux qui ne peuvent pas le faire. Pour les soeurs, les amis, les étrangers restés en Iran, où protester peut signifier la vie. Il ne s'agit pas d'une simple provocation, mais d'un acte de protestation et de solidarité.

L'étincelle a été allumée au Canada, une Iranienne s'est filmée en utilisant l'image de l'ayatollah comme un briquet. La vidéo explose sur les médias sociaux. En quelques heures, le geste est reproduit par des dizaines, puis des centaines d'Iraniennes à l'étranger. De Toronto à Londres, de Berlin à Los Angeles, les flammes de la protestation traversent les continents.

En Iran, fumer en public pour une femme est considéré comme tabou. Un comportement parmi d'autres - comme chanter, danser ou se promener sans voile - qui enfreint les règles de moralité imposées par les ayatollahs. Des comportements qui peuvent coûter des arrestations, des violences, parfois la vie.

Du Canada à l'Europe, les femmes iraniennes vivant à l'étranger multiplient les gestes. Un acte simple mais puissant qui transforme la distance géographique en force.

Ceux qui ont quitté le pays n'ont pas cessé de se sentir partie prenante de cette lutte. L'exil n'efface pas l'appartenance. Et la liberté gagnée devient une arme : la possibilité de crier ce qui est interdit en Iran, de montrer ce qui est censuré, d'être le pont entre ceux qui résistent et le monde qui regarde.

 

 

 

 

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