Les chances du président Donald Trump de remporter le prix Nobel de la paix 2026 "diminuent rapidement", a déclaré un grand bookmaker à Newsweek.
Les cotes de Trump se sont dégradées après la capture par les États-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro et la volonté persistante de la Maison-Blanche de prendre le contrôle du Groenland. "Donald Trump est désormais coté à 7/2 chez William Hill pour remporter le prix Nobel de la paix cette année", a indiqué cette semaine à Newsweek le porte‑parole du bookmaker, Lee Phelps.
"Le président américain était largement favori à 4/5 avant Noël, sa cote est passée à 7/4 en début de semaine, mais elle s’est encore empirée depuis, à la suite des déclarations de la Maison-Blanche concernant le Groenland, sur fond de situation au Venezuela", a‑t‑il expliqué.
Trump a déclaré qu’il serait "très honoré" d’accepter le prix Nobel de la paix décerné en 2025 à la dirigeante de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado, qui a affirmé qu’il devrait lui revenir, mais cela ne pèsera pas dans les calculs des bookmakers. Pour que les parieurs gagnent leur mise, Trump doit recevoir le prix 2026 des mains du comité Nobel.
Le prix Nobel de la paix reste l’une des distinctions les plus prestigieuses au monde, capable d’apporter une crédibilité internationale considérable à ses lauréats.
La quête de cette récompense par le président Trump a été un fil rouge tout au long de ses deux mandats. Son rôle dans plusieurs cessez‑le‑feu récents, notamment entre Israël et le Hamas, avait nourri l’espoir de ses partisans de le voir enfin reconnu.
Mais l’évolution des cotes laisse penser que la route de Trump vers le prix se heurte à un nombre croissant d’obstacles, à la fois en raison des dernières retombées diplomatiques et des critères historiques du comité Nobel.
Lee Phelps, de William Hill, a confié à Newsweek : "Trump a été ignoré en 2025, et les récents événements montrent que ses chances de décrocher le prix cette année diminuent rapidement."
L’administration Trump met en avant des réalisations comme les accords d’Abraham, des accords de paix négociés ainsi que le récent cessez‑le‑feu à Gaza. Malgré cela, les propositions de candidature pour le prix 2025 soumises par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres dirigeants étrangers sont arrivées après la date limite fixée par le comité, ce qui les a rendues inéligibles pour le prix de l’an dernier – mais elles pourraient compter pour 2026.
En dépit de ces soutiens de haut niveau, le Comité norvégien du Nobel est réputé privilégier les solutions de paix multilatérales et durables et, selon des experts interrogés par l’Associated Press, il réagit généralement mal aux campagnes de lobbying trop appuyées.
L’an dernier, lorsque Trump a évoqué le cessez‑le‑feu entre Israël et le Hamas, il a lancé à un parterre de chefs militaires sur la base du Corps des Marines de Quantico, en Virginie :
"Obtiendrez‑vous le prix Nobel ? Absolument pas. Ils le donneront à un type qui n’a absolument rien fait."
Alors que le processus de sélection du prix Nobel de la paix 2026 suit son cours, les partisans de Trump poursuivent leur lobbying en sa faveur, déposant des nominations pour son rôle dans la médiation de paix au Moyen‑Orient et ailleurs. Le Comité norvégien du Nobel, lui, poursuit ses délibérations à huis clos, en se conformant strictement à ses propres critères de sélection.
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