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Le ministre des Sports Ahmad Donyamali a affirmé que l’équipe iranienne de football ne peut pas participer au tournoi à la suite des frappes américano‑israéliennes.
L’Iran ne peut pas participer à la Coupe du monde, prévue cet été aux États‑Unis, au Canada et au Mexique, après l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré le ministre des Sports du pays.
"Compte tenu du fait que ce régime corrompu a assassiné notre guide, nous ne pouvons en aucun cas participer à la Coupe du monde", a déclaré Ahmad Donyamali à la télévision d’État.
Le ministre a également insisté sur le fait que "nos enfants ne sont pas en sécurité et, fondamentalement, les conditions nécessaires à notre participation ne sont pas réunies".
La Coupe du monde doit se tenir du 11 juin au 19 juillet, l’Iran ayant été versé dans un groupe avec la Belgique, la Nouvelle-Zélande et l’Égypte. L’équipe est censée disputer ses matches au SoFi Stadium d’Inglewood, en Californie, et au Lumen Field de Seattle.
Des doutes sur la participation de l’Iran sont apparus après les frappes américano-israéliennes contre le régime iranien le 28 février. L’annonce du retrait est intervenue quelques heures après une rencontre entre le président de la FIFA, Gianni Infantino, et le président américain Donald Trump, au cours de laquelle Infantino avait affirmé que l’Iran serait le bienvenu au tournoi. Trump avait auparavant déclaré qu’il se "moquait" de savoir si l’Iran participerait.
Le président de la Fédération iranienne de football avait émis des doutes sur la participation de son équipe la semaine dernière, sans pour autant annoncer un boycott du tournoi.
Cette décision représente un véritable casse-tête logistique pour la FIFA, qui se prépare pour la première fois de son histoire à organiser une Coupe du monde élargie à 48 équipes. La direction de la FIFA a publiquement plaidé en faveur de la présence de l’Iran, Infantino assurant que la compétition se déroulerait normalement.
"Nous avons tous besoin d’un événement comme la Coupe du monde de la FIFA pour rassembler les gens, plus que jamais, et je remercie sincèrement le président des États‑Unis pour son soutien, car cela montre une fois de plus que le football unit le monde", a déclaré Infantino.
L’Iran était le seul pays absent du sommet de préparation de la FIFA pour les participants au Mondial, organisé la semaine dernière à Atlanta.
De plus larges restrictions de voyage ajoutent une nouvelle couche de complexité. Les supporters iraniens étaient déjà interdits d’entrée aux États‑Unis dans la première version du décret migratoire annoncé par l’administration Trump.
Si l’Iran se retire, ce serait la première fois qu’un pays qualifié boycotte la phase finale d’une Coupe du monde pour des raisons politiques depuis 1950, lorsque l’Argentine avait renoncé à participer au tournoi organisé au Brésil. Le précédent le plus proche remonte à 1974, lorsque l’Union soviétique avait refusé de disputer un match de qualification au Chili après le coup d’État du général Augusto Pinochet. Cela s’était toutefois produit lors des qualifications, et non une fois la place au Mondial déjà acquise.
Si l’Iran se retire, la FIFA dispose d’une marge d’appréciation pour désigner une nation remplaçante, les règlements ne précisant pas la procédure à suivre dans un tel cas. Parmi les remplaçants potentiels figureraient l’Italie, si elle échouait en qualifications, ou un autre membre de la Confédération asiatique de football, comme l’Irak.
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