L'Italie et le Danemark veulent des mesures plus strictes contre "l'immigration incontrôlée"
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L'Italie et le Danemark, par la voix de leurs Premières ministres Giorgia Meloni et Mette Frederiksen, ont exprimé dans une déclaration commune leur désapprobation face à ce qu'elles qualifient "d'immigration incontrôlée". Elles appellent à des mesures plus strictes au niveau européen.
L’une de leurs propositions consiste à créer des centres de rapatriement dans des pays tiers hors de l’UE, une stratégie que l’Italie a déjà commencé à mettre en œuvre, notamment en Albanie.
Les deux dirigeantes affirment, malgré leurs divergences politiques, qu’elles partagent le même objectif : "défendre l’Europe". Elles estiment que l’immigration clandestine a des conséquences négatives et soulignent également la nécessité de prendre des mesures concrètes pour relever ces défis.
"Nous n’acceptons pas une immigration incontrôlée vers l’Europe et avons promu une politique migratoire stricte tant dans nos propres pays que dans toute l’Europe", a écrit Giorgia Meloni dans un message publié sur Facebook. "Personne ne peut nier les conséquences négatives de l’immigration clandestine sur nos sociétés : hausse de la criminalité, pression croissante sur les services publics et érosion de la confiance de la population. La situation est particulièrement grave lorsque des migrants en situation irrégulière, qui n’ont pas le droit de séjourner dans nos pays, commettent des actes de violence, se livrent au trafic de drogue ou sont responsables d’agressions sexuelles."
Ces derniers jours, des tensions sont apparues entre les pays européens à la suite de la crise de Ceuta. Fin juillet, des dizaines de milliers de migrants ont pénétré dans l’enclave espagnole de Ceuta via le Maroc. Les États membres de l’Union européenne ne s’accordent pas sur la manière de gérer cette crise. L’Italie et l’Espagne ont instauré des contrôles réciproques dans les aéroports et les ports.
Meloni et Frederiksen soulignent que le respect des lois et des valeurs européennes doit s’appliquer aussi bien aux migrants en situation irrégulière qu’aux résidents en situation régulière, et plaident en faveur de la protection de l’identité culturelle européenne.
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