Mary Trump, la nièce brouillée avec le président Donald Trump, a affirmé dans un billet de blog que "la seule chose" qui a toujours terrorisé son oncle, c’est "d’être perçu comme un perdant".
Mary Trump est l’une des critiques les plus virulentes de son oncle. En 2020, elle a publié Too Much and Never Enough, un livre à charge sur la famille Trump. Elle y affirme que le président est "totalement incapable de diriger ce pays et qu’il est dangereux de le laisser faire".
Après la parution de l’ouvrage, Donald Trump l’a qualifié de "honteux". Il a déclaré à l’ancien présentateur de Fox News Sunday Chris Wallace que Mary "n’était pas vraiment la chouchoute de la famille", ajoutant : "Nous n’avions ni beaucoup de respect ni beaucoup d’affection pour elle."
Mary Trump a lancé surr sa page de blog: "La seule chose que Donald a toujours redoutée par-dessus tout, c’est d’être vu comme un perdant et d’en subir l’humiliation."
Elle avance que "compte tenu de la conjonction parfaite entre son incompétence, son déclin croissant sur plusieurs plans (psychologique, cognitif et physique), et le sentiment qu’il perd le contrôle — de lui-même comme du récit — ainsi que la panique qui en découle, il était sans doute inévitable que l’humiliation se mette à le talonner à chaque pas".
L’administration Trump a systématiquement démenti toute accusation de déclin, qu’il soit cognitif ou médical.
Jeudi dernier , lors d’une apparition au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, Trump a été photographié avec un nouvel hématome sur la main. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a réagi à ces photos dans une déclaration à Newsweek, écrivant : "Lors de l’événement Board of Peace aujourd’hui à Davos, le président Trump s’est cogné la main contre le coin de la table de signature, ce qui a provoqué un bleu."
Trump, 79 ans, est devenu en janvier 2024 la personne la plus âgée à entrer en fonction comme président. Son âge avancé suscite des interrogations, et il a été vu à plusieurs reprises ces derniers mois avec des ecchymoses. Trump affirme toutefois être en parfaite santé.
Mary Trump poursuit en écrivant que si "cela ressemble à une sorte de justice poétique cosmique, malheureusement pour le reste d’entre nous, son humiliation est aussi la nôtre".
Elle ajoute : "Donald est peut-être celui qui menace et insulte nos plus proches alliés ; il est peut-être celui qui donne les ordres, mais c’est, à juste titre, l’Amérique que le reste du monde condamne".
Elle cite à l’appui son discours de mercredi à Davos, qu’elle présente comme un exemple "du degré auquel il est psychologiquement, émotionnellement et cognitivement inapte à diriger".
Elle conclut son billet en interpellant ses soutiens, écrivant : "Le silence de ceux qui cautionnent Donald équivaut à de la complicité."
Le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Steven Cheung, a balayé ses critiques visant le président, déclarant auparavant à Newsweek : "Mary Trump est une loque de perdante [sic] qui ne comprend strictement rien à rien."
Certains démocrates ont exprimé des doutes quant à l’aptitude mentale de Trump, allant jusqu’à réclamer l’activation du 25e amendement en lien avec sa rhétorique sur le Groenland.
Le représentant Don Bacon, républicain du Nebraska a affirmé la semaine dernière : "S’il [Trump] mettait ses menaces à exécution, je pense que ce serait la fin de sa présidence. Et il doit comprendre qu’il n’a d’issue que si les républicains lui font savoir qu’ils ne toléreront pas cela et qu’il va devoir faire marche arrière. Il déteste qu’on lui dise non, mais en l’occurrence, je pense que les républicains doivent rester fermes."
(©Newsweek 2026 / Managing Editor : Gabriel Arnaud - The Press Junction / Pic : Picture Alliance - Sven Simon-The Presidential Office)
