"Musk, un vendeur irresponsable": une propriétaire de Cybertruck poursuit Tesla pour plus d’un million de dollars
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Une propriétaire texane de Cybertruck poursuit Tesla pour plus d’un million de dollars, affirmant que le véhicule, alors qu’il circulait en mode autonome, s’est dirigé vers une barrière en béton sur un viaduc de Houston.
La plainte, déposée par Justine Saint Amour devant un tribunal de district du comté de Harris, concerne le Cybertruck qu’elle a acheté en février 2025, équipé du pack de conduite entièrement autonome (le “Full Self-Driving”) de Tesla.
“Le Cybertruck en question circulait sur la 69 Eastex Freeway en direction de 256 Eastex Park and Ride, alors que l’Autopilot était activé”, indique la plainte, citée par Car Complaints. “Sur ce pont routier en forme de ‘Y’, où le véhicule aurait dû suivre la courbe à droite pour rejoindre 256 Eastex Park and Ride, le Cybertruck a tenté de continuer tout droit vers la barrière en béton et l’autoroute située en contrebas. La plaignante a alors désactivé le mode de conduite autonome et repris le volant, mais il était trop tard : le véhicule a percuté la barrière, provoquant les blessures et les dommages faisant l’objet de la présente plainte.”
Mme Saint Amour réclame plus d’un million de dollars, invoquant la négligence et la négligence grave. La requête ne précise ni la vitesse du Cybertruck au moment de l’impact, ni si les airbags se sont déclenchés, ni la nature détaillée des blessures, bien qu’elle mentionne des “blessures et dommages” et formule une demande d’indemnisation à sept chiffres.
“Elon Musk est un vendeur agressif et irresponsable”, déclare la plaignante. “Il a l’habitude de faire des choix de conception dangereux et de faire des promesses excessives concernant les fonctionnalités de ses produits.”
La plaignante estime désormais que le constructeur américain doit “concevoir, tester, commercialiser, inspecter, réparer et rappeler correctement le Cybertruck en question”.
Le cœur des allégations repose sur le fait que Tesla a échoué dans la conception, les tests, les avertissements et la commercialisation autour des fonctions d’automatisation ; la plaignante soutient donc que le constructeur doit être tenu pour responsable de ce qui s’est produit lorsqu’elle a désactivé le système sans pouvoir éviter la barrière.
Parmi les griefs spécifiques figurent l’absence apparente d’un freinage automatique d’urgence (AEB) efficace dans ce scénario, l’absence de LiDAR pour soutenir les capacités de détection, ainsi que des avertissements et instructions jugés insuffisants par la plaignante au regard des risques et des limites du système. La plainte tourne également en dérision la terminologie de Tesla, affirmant que les consommateurs sont induits en erreur par la publicité autour de la “conduite autonome”, alors même que le manuel d’utilisation impose aux conducteurs de garder les mains sur le volant et de rester prêts à intervenir.
Justine Saint Amour, représentée par le cabinet Hilliard Law, voit désormais son dossier entrer dans une phase procédurale préliminaire : la réponse de Tesla ainsi que d’éventuelles requêtes visant à restreindre la portée des griefs détermineront quels éléments passeront à la phase de communication des pièces (la phase d’instruction, ou “discovery”).
(©Newsweek 2026/Managing editor : Sarah Lavigne - The Press Junction/Picture : Varun Palaniappan via Unsplash)
