L’Iran est prêt à envisager des compromis pour signer un accord avec les États-Unis sur son programme nucléaire, a déclaré un ministre iranien.
Téhéran est disposé à discuter de sa position si Washington envisage d’alléger les sanctions visant le pays, a indiqué le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, à la BBC.
Le président Donald Trump a affirmé vouloir parvenir à un accord avec l’Iran pour restreindre son programme nucléaire, tout en renforçant la présence militaire américaine au Moyen-Orient et en menaçant de recourir à la force si les deux parties ne parviennent pas à s’entendre sur les termes d’un accord.
La balle est "dans le camp de l’Amérique pour prouver qu’ils veulent conclure un accord", a déclaré Takht-Ravanchi. "S’ils sont sincères, je suis certain que nous serons sur la voie d’un accord."
Trump a déclaré qu’il avait "insisté pour que les négociations avec l’Iran se poursuivent afin de voir si un accord peut être conclu" lors d’une rencontre avec le dirigeant israélien Benyamin Netanyahou à la Maison-Blanche.
"Si ce n’est pas possible, nous verrons bien quelles en seront les conséquences", a ajouté Trump dans un message publié sur sa plateforme Truth Social. Israël a déclaré que toute négociation avec l’Iran devrait également contraindre Téhéran à réduire son programme de missiles balistiques et à mettre fin à son soutien aux groupes par procuration dans la région, comme le Hamas et le Hezbollah. Tous deux sont désignés comme organisations terroristes par les États-Unis.
Washington répète qu’il n’acceptera pas que l’Iran ait accès à l’arme nucléaire et a déjà laissé entendre qu’il pourrait être prêt à lever ce que Trump a qualifié de sanctions "mordantes". L’armée américaine a frappé trois grands sites nucléaires iraniens en juin 2025, mettant fin à une brève guerre entre l’Iran et Israël.
Téhéran a ensuite pris pour cible la base aérienne américaine d’Al Udeid au Qatar. Aucun membre du personnel américain n’a été blessé.
De son côté, l’Iran affirme que son programme nucléaire a toujours été pacifique, mais des experts internationaux ont indiqué qu’avant les frappes américaines de juin dernier, l’Iran disposait de stocks d’uranium hautement enrichi proches de ce qui serait nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire opérationnelle.
"Nous voulons évidemment maintenir des forces dans la région, car l’Iran a démontré la volonté et la capacité de frapper et de s’en prendre à la présence américaine dans la région", a déclaré le secrétaire d’État américain, Marco Rubio.
"Nous avons des bases en raison de nos alliances dans la région, et l’Iran a montré par le passé qu’il est prêt à nous attaquer et/ou à menacer nos bases", a poursuivi Rubio dans un entretien avec Bloomberg News. "Nous devons donc disposer d’une puissance de feu suffisante dans la région pour nous assurer qu’ils ne commettent pas d’erreur en s’en prenant à nous et ne déclenchent pas quelque chose de plus vaste."
Mais Trump préfère parvenir à un accord avec les responsables iraniens, a indiqué Rubio. "C’est très difficile à faire, mais il va essayer."
L’Iran a prévenu qu’il répondrait à toute nouvelle attaque américaine contre son territoire. "Tout le monde en souffrira, en particulier ceux qui ont initié cette agression", a déclaré Takht-Ravanchi.
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