The Press Junction.
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12 mai 2026

Pourquoi il est presque impossible de faire sortir un animal de Dubaï (et ce qui arrive à ceux qui restent)

©Christoph Schulz via Unsplash

Quitter Dubaï avec son animal de compagnie ne s’improvise pas. Entre les vaccinations obligatoires, les tests de santé et les autorisations administratives, la procédure peut prendre des semaines, voire des mois. Ainsi, en cas de départ précipité, de nombreux propriétaires se voient dans l’obligation de laisser leurs chiens et chats derrière eux.

Selon plusieurs guides vétérinaires consacrés au transport d’animaux aux Émirats arabes unis, les préparatifs d’un déménagement international doivent commencer longtemps à l’avance. La première étape indispensable est l’implantation d’une puce d’identification, qui doit être posée avant toute vaccination. Ce n’est qu’ensuite que peut être administré le vaccin contre la rage, obligatoire pour voyager.

Mais même après la vaccination, le départ ne peut se faire immédiatement. Les réglementations internationales prévoient un délai d’attente avant que l’animal ne puisse subir la prise de sang mesurant les anticorps rabiques (contre la rage). Cet examen, connu sous le nom de "test de titrage sérologique", sert à démontrer que le vaccin a produit une protection suffisante. L’échantillon doit être analysé dans des laboratoires agréés et l’obtention des résultats peut prendre du temps.

À ces procédures s’ajoutent le certificat sanitaire vétérinaire, les traitements antiparasitaires obligatoires et les autorisations officielles nécessaires à l’exportation. Par ailleurs, les animaux doivent voyager dans des cages conformes aux normes de l’Association internationale du transport aérien (IATA) et sont, dans la plupart des cas, transportés par fret aérien.

C’est un système conçu pour garantir la sécurité sanitaire, mais qui rend les départs de dernière minute presque irréalisables.

Les obstacles administratifs

La partie administrative comporte, elle aussi, des étapes spécifiques. Pour exporter un animal de compagnie depuis les Émirats, il faut obtenir un permis délivré par le ministère du Changement climatique et de l’Environnement, valable seulement pour une période limitée. La moindre erreur dans la documentation peut bloquer le départ de l’animal ou obliger à reprendre la procédure depuis le début.

Résultat : de nombreux animaux restent sur place alors que leurs propriétaires doivent quitter le pays en urgence.

Des bénévoles et des associations locales rapportent que des chiens et des chats sont retrouvés dans des appartements désormais vides, abandonnés dans les jardins ou dans la rue. Certains sont emmenés dans des refuges de fortune mis en place par des réseaux de secours, d’autres arrivent dans les cliniques vétérinaires dans un état de santé préoccupant.

Sur le terrain, les organisations tentent de récupérer les animaux délaissés et de leur trouver des familles d’accueil temporaires ou de nouvelles adoptants. Mais les places sont limitées et les coûts des soins vétérinaires ne cessent d’augmenter.

Face à ces départs précipités et à la rigidité des procédures administratives, de nombreux animaux de compagnie risquent de devenir les victimes invisibles d’une crise qu’ils n’ont aucun moyen d’affronter.

Source : Moccae.gov.ae

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