Des dirigeants du monde entier ont été invités à siéger au Conseil de la paix du président américain Donald Trump, un collectif qui semble d’abord avoir vocation à définir une feuille de route pour la bande de Gaza dévastée, avant de tourner son attention vers la paix mondiale.
Plusieurs chefs d’État ont publié des messages sur les réseaux sociaux le week-end passé pour confirmer qu’ils avaient reçu une demande de l’ancien président républicain de rejoindre ce Conseil de la paix, qui installerait Trump comme président de l’instance.
Dans ses messages, Trump a affirmé que l’organisation deviendrait "le conseil le plus impressionnant et le plus important jamais constitué" et qu’elle serait "unique en son genre".
La Maison-Blanche a déclaré que plusieurs autres groupes avaient été créés pour traiter les questions liées au territoire, dont le Comité national pour l’administration de Gaza, chargé de mettre en œuvre la deuxième partie du plan de paix américain.
L’administration a également annoncé la création de ce qu’elle qualifie de conseil exécutif fondateur, qui s’appuierait, selon la Maison-Blanche, sur une expérience diplomatique et économique, ainsi que sur une expertise en matière de développement territorial et d’installation de nouvelles infrastructures.
On ne sait pas clairement combien de pays ont été sollicités pour rejoindre le Conseil de la paix depuis que le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé l’idée l’an dernier. Le texte de la résolution onusienne ne donnait cependant son feu vert au conseil que jusqu’à la fin de l’année 2027 et faisait référence spécifiquement à Gaza.
On ignore également de quelle manière l’organisation dirigée par Trump interagirait avec l’ONU, alors que la réputation mondiale et le financement de cette dernière subissent de sérieux revers.
La Jordanie, l’Argentine, l’Égypte, le Paraguay, le Pakistan, la Grèce, la Turquie, l’Albanie, la Hongrie et Chypre ont publiquement confirmé avoir reçu une invitation de Trump.
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a indiqué dimanche qu’il avait donné son accord de principe à la proposition, mais que les détails restaient à régler.
La Maison-Blanche a indiqué vendredi que les membres fondateurs du conseil exécutif incluraient le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le président de la Banque mondiale Ajay Banga et l’envoyé de Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Figurent également sur la liste le gendre de Trump, Jared Kushner, le milliardaire américain Marc Rowan et Robert Gabriel, conseiller à la sécurité nationale aux États-Unis.
Nickolay Mladenov, ancien ministre bulgare des Affaires étrangères et de la Défense, qui a également été envoyé spécial de l’ONU pour le Moyen-Orient, rejoindra l’homme d’affaires chypriote-israélien Yakir Gabay et l’ancienne responsable politique néerlandaise Sigrid Kaag au sein de ce conseil.
Les membres du Conseil de la paix se réuniraient pour voter au moins une fois par an, en plus de toute autre occasion que le président du conseil – en l’occurrence Trump – "jugera appropriée", peut-on lire dans une version provisoire de la charte constitutive du conseil, citée par Bloomberg.
"Le Conseil de la paix jouera un rôle essentiel dans la mise en œuvre des 20 points du plan du président, en assurant une supervision stratégique, en mobilisant les ressources internationales et en garantissant la responsabilité à mesure que Gaza passera du conflit à la paix et au développement", a déclaré la Maison-Blanche.
Par ailleurs, la Maison-Blanche a aussi indiqué que d’autres membres seraient annoncés dans les prochaines semaines.
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