The Press Junction.
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12 mai 2026

Stephen King attaque Trump au sujet de l’Iran : "Il mérite la destitution"

©picture alliance / Geisler-Fotopress | Dennis Van Tine/Geisler-Fotopress

L’écrivain Stephen King a vivement critiqué le président Donald Trump au sujet de la guerre en cours avec l’Iran.

Dans un message publié le 16 mars sur X (anciennement Twitter), Stephen King a soutenu que les républicains réclameraient la destitution si un président démocrate avait supervisé la même escalade. Il a écrit : “Si un président démocrate s’était embarqué comme un manche dans une guerre avec l’Iran et avait fait grimper les prix de l’essence plus haut qu’une fusée de Musk, les républicains hurleraient à la destitution.”

Ce commentaire intervient alors que les combats avec l’Iran continuent de secouer les marchés mondiaux de l’énergie et d’accentuer les fractures politiques aux États‑Unis.

Newsweek a contacté la Maison-Blanche par courriel pour obtenir une réaction.

Répercussions économiques

Ces remarques soulignent l’intensification des critiques internes contre la gestion du conflit avec l’Iran par Donald Trump, alors que la guerre entre dans sa troisième semaine, avec des prix du pétrole en hausse et des routes maritimes mondiales sous pression.

Alors que les chiffres officiels font état de 200 soldats américains blessés dans sept pays  différents depuis le début de la guerre en Iran le 28 février, les perturbations intérieures liées au conflit font elles aussi l’objet de critiques. Jusqu’à présent, la guerre a entraîné une hausse des prix du carburant, le locataire de la Maison-Blanche reconnaissant lui‑même que l’essence serait "un peu chère" tant que les combats se poursuivraient.

Les détracteurs comme M. King présentent ces répercussions économiques comme un motif de remise en cause de la responsabilité politique, tandis que l’administration Trump défend la campagne militaire comme étant nécessaire pour la sécurité des États-Unis et du monde.

Le message de l’auteur américain s’inscrit dans le prolongement de déclarations antérieures où il mettait en doute le droit du président de faire la guerre sans approbation explicite du Congrès. En outre, fin février, il avait invoqué l’article I, section 8 de la Constitution américaine — qui confère au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre — pour réclamer la destitution de Donald Trump à la suite des premières frappes contre l’Iran.

Sa dernière sortie reprend cet argument dans le contexte de la hausse des prix de l’essence et de l’aggravation des retombées régionales.

La perspective de Donald Trump

Au début du mois de mars, Donald Trump a déclaré aux journalistes dans le Bureau ovale : “Si nous ne faisions pas ce que nous faisons en ce moment, vous auriez eu une guerre nucléaire, et ils auraient rayé de la carte de nombreux pays, parce que vous savez quoi ? Ce sont des malades. Ce sont des gens mentalement dérangés, des malades. Ils sont en colère. Ils sont fous. Ils sont malades.”

À mesure que la guerre se prolonge, le débat politique à Washington devrait s’intensifier. Donald Trump a affirmé que les frappes contre l’Iran étaient absolument nécessaires pour empêcher le régime de Téhéran de représenter ce qu’il décrit comme des menaces imminentes, tout en reconnaissant les douleurs économiques à court terme.

En parallèle, on s’attend à ce que des détracteurs comme M. King et d’autres figures publiques continuent à soulever des questions sur le rôle du Congrès, le nombre de victimes civiles et les conséquences économiques pour les Américains.

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