Le président américain Donald Trump se rendra à Pékin la semaine prochaine pour une visite de deux jours. Les entretiens prévus avec le président chinois Xi Jinping pourraient s'avérer déterminants pour la suite des relations entre les États-Unis et la Chine.
Les deux dirigeants se sont rencontrés pour la dernière fois en Corée du Sud en octobre, où ils avaient convenu de mettre temporairement fin à leur guerre commerciale dévastatrice. Ce sommet à venir permettra de vérifier si cette trêve fragile tient toujours.
Les deux parties arrivent avec des priorités différentes. Selon les analystes, les États-Unis se concentrent sur des questions telles que les achats par la Chine d'avions Boeing, de bœuf et de soja, ainsi que sur la création de conseils bilatéraux pour le commerce et de l'investissement. De son côté, la Chine souhaitera probablement aborder la question des tarifs douaniers, des technologies et de Taïwan. Pékin vise une prolongation de la trêve commerciale, un assouplissement des restrictions sur les semi-conducteurs de pointe et une réduction du soutien américain à Taïwan.
Bien entendu, la guerre en Iran sera également abordée. M. Trump devrait faire pression sur M. Xi pour qu'il persuade l'Iran de rouvrir le détroit d'Ormuz, qui a provoqué une crise énergétique mondiale et mis à rude épreuve les ressources militaires américaines en Asie. Si la Chine a encouragé les négociations iraniennes, elle n'a pas encore exercé de pression réelle, considérant ce conflit avant tout comme un problème de Washington.
D'autres questions figurent à l'ordre du jour, parmi lesquelles l'affaire du militant hongkongais Jimmy Lai, le développement nucléaire chinois, la sécurité en mer de Chine méridionale, le trafic de fentanyl et la coopération sur les risques liés à l'intelligence artificielle, selon le New York Times.
Les analystes ne s'attendent pas à des avancées majeures. Le résultat le plus probable réside dans des accords d'investissement modestes et une prolongation de la trêve commerciale de l'année dernière, le sommet servant principalement de plateforme pour la poursuite du dialogue. Les deux parties restent profondément méfiantes l'une envers l'autre, même si elles s'efforcent de gérer leur rivalité et de réduire leur dépendance économique mutuelle.
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