The Press Junction.
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12 mai 2026

Un ministre britannique de haut rang fustige le langage "incendiaire" de Donald Trump

©picture alliance / Photoshot | -

Le ministre britannique Wes Streeting a dénoncé le langage "incendiaire" du président Donald Trump dans un contexte de dégradation des relations transatlantiques, qualifiant par ailleurs d’"échec décevant" les pourparlers de paix entre les États‑Unis et l’Iran, dans un entretien accordé à Sky News

Le ministre de la Santé a indiqué que les tensions autour de l’Iran, du Groenland et des îles Chagos avaient “indéniablement mis à rude épreuve” les liens entre le Royaume‑Uni et les États‑Unis.

Ces déclarations traduisent un malaise grandissant au sein du gouvernement britannique face au ton et à l’orientation de la politique étrangère américaine, dans une période de la diplomatie mondiale fragile. Alors que le conflit impliquant l’Iran comporte des risques géopolitiques majeurs, l’état des relations transatlantiques reste crucial pour la sécurité, le commerce et la coopération internationale. Ces propos font également suite aux critiques de Donald Trump visant le Premier ministre britannique Keir Starmer et sa position sur la guerre en Iran.

M. Streeting a déclaré que les désaccords entre les deux alliés s’étaient intensifiés ces dernières semaines, tout en soulignant que les ministres avaient appris à faire la distinction entre ce que le président américain "dit et ce qu’il fait".

Interrogé par Trevor Phillips dans l’émission "Sunday Morning" sur Sky News, il a ajouté : “Au cours de la semaine écoulée, le président Trump a tenu des propos assez forts… incendiaires, provocateurs, outranciers, sur les réseaux sociaux. Je pense que nous avons tous appris qu’il faut juger le président Trump sur ses actes, pas seulement sur ses paroles.”

Et quand le journaliste a demandé si ces propos reflétaient également la position du gouvernement britannique, Wes Streeting a répondu : “Vous avez vu certaines des critiques qu’il [Trump] a adressées à ce pays. Le Premier ministre a cherché, depuis qu’ils sont tous deux simultanément en fonction, à exercer une influence efficace, à faire en sorte que nous tirions le meilleur parti de la relation bilatérale… La divergence sur l’Iran a indéniablement tendu les rapports avec l’administration Trump. Mais sur bien d’autres points, les intérêts du Royaume‑Uni et des États‑Unis sont étroitement liés.”

Comme l’a rapporté Newsweek, Donald Trump avait déjà averti l’Iran qu’“une civilisation entière disparaîtra” s’il ne se pliait pas à ses exigences, peu de temps avant qu’un cessez‑le‑feu ne soit conclu. Toutefois, les 21 heures de négociations entre les États‑Unis et l’Iran se sont soldées par un échec, sans aucun accord.

Le vice‑président JD Vance, qui a participé aux pourparlers au Pakistan, a cité le refus de l’Iran de s’engager à abandonner son programme d’armement nucléaire comme principal obstacle, selon Newsweek. (...)

Concernant les négociations sur le cessez‑le‑feu, M. Streeting a jugé qu’il était “évidemment décevant que nous n’ayons pas encore assisté à une avancée majeure dans les négociations, ni à une fin durable à cette guerre en Iran. Mais, comme toujours en diplomatie, on échoue jusqu’au moment où l’on réussit. Donc, même si ces pourparlers ne se sont pas soldés par un succès, cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucun intérêt à continuer d’essayer.”

Les efforts diplomatiques entre l’Iran et les États‑Unis devraient se poursuivre malgré ce revers, les deux parties subissant des pressions pour revenir à la table des négociations et stabiliser le cessez‑le‑feu. Le Royaume‑Uni, aux côtés d’autres partenaires internationaux, devrait faire pression pour une reprise des discussions dans l’espoir de parvenir à une résolution durable du conflit.

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