The Press Junction.
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12 mai 2026

Un proche de Poutine menace l’Europe de destruction nucléaire

©Unsplash

Sergueï Karaganov, ancien conseiller de Vladimir Poutine, a averti que la Russie pourrait déployer des armes nucléaires si elle se retrouvait proche de la défaite.

Sergueï Karaganov, président d’honneur du principal laboratoire d’idées de politique étrangère de Moscou, le Conseil pour la politique étrangère et de défense, a formulé cette menace lors d’un entretien avec Tucker Carlson, diffusé le 14 janvier dernier

"Qu’est-ce qu’une défaite de la Russie ? Si la Russie se retrouve un jour proche de la défaite, cela signifiera que la Russie utilisera alors des armes nucléaires et que l’Europe sera physiquement anéantie", a-t-il déclaré.

"C’est tout simplement impensable, mais ils en parlent parce qu’ils ont besoin d’une guerre pour justifier leur maintien au pouvoir, pour justifier leur existence."

Cet avertissement intervient alors que le processus de paix visant à mettre fin à la guerre en Ukraine est au point mort.

Mercredi 14 janvier le président Donald Trump a déclaré à Reuters qu’il croit que Poutine est "prêt à conclure un accord", mais que le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky "a du mal à y parvenir". Le porte-parole de Poutine, Dmitri Peskov, a approuvé cette analyse jeudi devant des journalistes.

Cet avertissement survient également alors que l’OTAN est sous pression face à la volonté de Donald Trump d’acquérir le Groenland, un territoire autonome danois. Les alliés européens se sont rangés derrière Copenhague après que le président américain a affirmé que, si les États-Unis n’acquéraient pas l’île, elle tomberait aux mains de la Chine ou de la Russie.

Lors de l’entretien diffusé le 14 janvier, Karaganov, ancien conseiller de Poutine, a qualifié de "fantastique illusion" l’idée que la Russie pourrait être vaincue et a accusé les dirigeants européens d’afficher un niveau d’intelligence historiquement bas.

Il a également affirmé que les Européens "croient que la guerre ne viendra jamais sur leur territoire" et que c’était à la Russie "de les ramener à la raison, de préférence sans utiliser les armes nucléaires, uniquement par la menace".

Il a ajouté : "Mais tôt ou tard, s’ils continuent de soutenir cette guerre, en sacrifiant un nombre considérable d’Ukrainiens et d’autres… nous devrons les punir sévèrement. Espérons-le, de manière limitée."

Les propos de Karaganov reprennent et développent des thèmes qu’il a déjà défendus par le passé. En juin 2023, il avait publiquement plaidé pour que la Russie menace d’utiliser, voire utilise des armes nucléaires "afin de ramener à la raison ceux qui ont perdu la tête".

Dans l'interview, Karaganov lance à Carlson : "Je critique mon gouvernement parce qu’il se montre trop prudent et trop patient avec eux."

La perspective d’une paix négociée demeure lointaine. Le gouvernement ukrainien maintient qu’il ne peut pas céder de territoire. La Russie exige que l’Ukraine lui remette le contrôle de l’ensemble du Donbass.

 


 

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