The Press Junction.
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12 mai 2026

Une pétition exigeant que Trump présente ses excuses au pape Léon signée par des milliers de personnes

©Simon Hurry via Unsplash

Une pétition demandant au président Donald Trump de présenter des excuses au pape Léon XIV, après l’avoir qualifié de "faible" face à la criminalité et de "terrible" en matière de politique étrangère, a été signée par des milliers de personnes depuis son lancement le 12 avril.

“Ce soir, le président des États-Unis a attaqué le Saint-Père sur Truth Social — le traitant de “FAIBLE”, remettant en cause sa légitimité et exigeant qu’il cesse de plaider pour la paix”, a écrit sur la page de la pétition Christopher Hale, consultant politique catholique et rédacteur de la newsletter “Letters From Leo”. “C’est un comportement indigne de la fonction présidentielle et c’est une insulte envers 1,4 milliard de catholiques à travers le monde”, a-t-il poursuivi.

Que demande la pétition ?

L’objectif de cette pétition est que Donald Trump présente des excuses au souverain pontif pour l’avoir insulté. Le 13 avril, plus de 13 200 personnes l’avaient déjà signée.

Newsweek a contacté la Maison-Blanche pour recueillir un commentaire à propos de cette pétition.

Que s’est-il passé entre Trump et le pape Léon ?

Les tensions entre l’administration Trump et le Saint-Siège ont largement été commentées au cours de la semaine écoulée, après la parution d’informations faisant état d’une réunion houleuse entre des responsables du Pentagone et du Vatican en janvier dernier.

Le sous-secrétaire à Défense chargé de la politique, Elbridge Colby, a convoqué le cardinal Christophe Pierre, alors ambassadeur du pape aux États-Unis, après le discours de Léon sur l’état du monde, prononcé le même mois et perçu comme une critique cinglante par le président américain, a rapporté Mattia Ferraresi pour le Free Press.

Par ailleurs, un porte-parole du département de la Défense a indiqué à Newsweek que la manière dont le Free Press décrivait cette réunion était “fortement exagérée et déformée”. “La rencontre entre les responsables du Pentagone et ceux du Vatican a été une discussion respectueuse et raisonnable”, a déclaré le porte-parole. Nous n’avons que la plus haute estime pour le Saint-Siège et nous sommes favorables à la poursuite du dialogue.”

Le président lui-même a fait monter les enchères, affirmant devant des journalistes qu’il n’était “pas un grand fan” du premier pape né aux États-Unis.

“Nous n’aimons pas un pape qui va dire qu’il est acceptable de posséder une arme nucléaire. Nous ne voulons pas d’un pape qui dit que la criminalité dans nos villes, c’est acceptable. Je n’aime pas ça. Je ne suis pas un grand fan du pape Léon”, a déclaré le locataire de la Maison-Blanche. 

Donald Trump a accusé le souverain pontife, fervent critique de la guerre en Iran, de “jouer le jeu d’un pays qui veut se doter de l’arme nucléaire”.

Le président a ensuite enfoncé le clou sur Truth Social, en écrivant que le pape Léon devrait lui être reconnaissant pour son rôle, affirmant qu’il n’avait été choisi pour succéder au pape François que “parce qu’il était Américain, et qu’ils ont pensé que ce serait la meilleure façon de traiter avec le président Donald J. Trump”.

“Si je n’étais pas à la Maison-Blanche, Léon ne serait pas au Vatican, a-t-il écrit, avant d’ajouter : Léon doit se ressaisir en tant que pape, faire preuve de bon sens, cesser de flatter la gauche radicale et se concentrer sur le fait d’être un grand pape, pas un politicien. Cela lui fait beaucoup de tort et, plus important encore, cela nuit à l’Église catholique !”

Le pape a réagi aux critiques inhabituellement directes de Donald Trump lors d’un échange avec des journalistes le 13 avril, à bord de l’avion papal. “Je n’ai pas peur de l’administration Trump, ni de proclamer haut et fort le message de l’Évangile, car c’est, je le crois, la raison de ma présence ici”, a-t-il déclaré. “Je ne considère pas mon rôle comme étant politique, celui d’un politicien. Je ne souhaite pas entrer dans un débat avec lui”, a-t-il ajouté, selon The New York Times. “Je ne pense pas que le message de l’Évangile soit destiné à être détourné comme certains sont en train de le faire.”

Le pape a également promis de continuer à prendre position contre la guerre au Moyen-Orient.

“Je continuerai à m’exprimer haut et fort contre la guerre, à chercher à promouvoir la paix, le dialogue et les relations multilatérales entre les États afin de trouver des solutions justes aux problèmes, a-t-il déclaré. Trop de gens souffrent aujourd’hui dans le monde. Trop d’innocents sont tués. Et je pense que quelqu’un doit se lever et dire : ‘Il existe une meilleure voie.’”

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