"Violent, inacceptable": X, la plateforme d'Elon Musk, et Grok font l'objet d'une nouvelle enquête
La Commission européenne a ouvert une enquête sur X, la plateforme de médias sociaux d'Elon Musk, et sur le chatbot IA Grok. En cause ? La création présumée d'images deepfake se.xuellement explicites de femmes et d'enfants.
“Les deepfakes à caractère se.xuel de femmes et d'enfants constituent une forme de dégradation violente et inacceptable”, a déclaré Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive à la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, de la Sécurité et de la Démocratie, dans un communiqué.
La Commission a également annoncé avoir étendu une enquête distincte à X (anciennement Twitter) visant son algorithme de recommandation. Ouverte en 2023, cette enquête a, en décembre 2025, abouti à une amende de 120 millions d'euros (140 millions de dollars) pour violation des exigences de transparence.
Les deux enquêtes relèvent de la loi européenne sur les services numériques (DSA), qui réglemente les entreprises technologiques dans l'Union. Si la Commission se prononce contre elles, les entreprises d’Elon Musk pourraient se voir infliger de lourdes amendes ainsi que d'autres mesures coercitives.
Un point de tensions
La DSA est devenue un sujet de vives tensions entre l'UE et l'administration Trump, qui accuse Bruxelles de tenter d’étouffer les grandes entreprises technologiques américaines. De son côté, l’UE affirme qu'elle applique équitablement ses règles afin de protéger les consommateurs européens contre les pratiques agressives et illégales des entreprises américaines.
“Grâce à cette enquête, nous déterminerons si X a respecté ses obligations légales en vertu de la DSA ou s'il a traité les droits des citoyens européens, y compris ceux des femmes et des enfants, comme des dommages collatéraux de son service”, a précisé Henna Virkkunen.
L'exécutif de l'UE, qui regroupe 27 pays, a déclaré qu'il examinait si X avait produit suffisamment d'efforts, comme l'exigent les réglementations numériques du bloc, pour contenir les risques de diffusion de contenus illégaux tels que des “images se.xuellement explicites manipulées”.
La réponse d’Elon Musk
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Le 14 janvier, M. Musk avait répondu à certaines critiques concernant la création présumée d'images de nudité d'enfants et de femmes par Grok. Il avait écrit sur X : “Je n'ai connaissance d'aucune image de mineurs nus générée par Grok. Littéralement aucune.” Et d’ajouter : “Évidemment, Grok ne génère pas d'images spontanément, il ne le fait qu'à la demande des utilisateurs”. “Lorsqu'on lui demande de générer des images, il refuse de produire quoi que ce soit d'illégal, car le principe de fonctionnement de Grok est de respecter les lois de tout pays ou État donné. Il peut arriver que le piratage hostile des invités de Grok provoque des résultats inattendus. Si cela se produit, nous corrigeons immédiatement le bug.”
Cet article comprend des informations fournies par l'Associated Press.
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