The Press Junction.
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12 mai 2026

L'OMS confirme une infection au hantavirus chez une femme décédée aux Pays-Bas

©Hongjin Wang via Unsplash

L'Organisation mondiale de la santé, dans un rapport officiel publié lundi, a confirmé que la Néerlandaise de 69 ans décédée à bord d'un navire de croisière était bien infectée par le hantavirus.

Trois personnes à bord du navire de croisière néerlandais m/v Hondius, de la compagnie maritime Oceanwide Expeditions, ont succombé à une infection respiratoire. Il s'agit d'un couple néerlandais âgé de 70 et 69 ans et d'une Allemande. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a confirmé qu'ils pourraient avoir été victimes du hantavirus. Le Néerlandais de 70 ans aurait été le premier à présenter des symptômes de l'hantavirus et serait décédé sur le navire. Son corps a été débarqué sur l'île de Sainte-Hélène, un territoire britannique d'outre-mer situé dans l'Atlantique Sud, selon les informations de l'AFP. Son épouse, âgée de 69 ans, a été transférée dans un hôpital de Johannesburg, où elle a succombé peu après. L'OMS confirme désormais que l'autopsie a révélé qu'elle était également infectée par le hantavirus. Un autre homme se trouve toujours dans un état critique dans l'hôpital sud-africain.

D'autres cas suspects à bord

Si l'infection a été officiellement détecté chez la défunte et l'homme hospitalisé, l'OMS soupçonne que le Néerlandais décédé était également infecté. Outre ces quatre personnes, l'organisation estime qu'au moins quatre autres passagers ont été infectées. Ils présentent une forte fièvre et d'autres symptômes, mais doivent rester à l'isolement à bord. Parmi eux figurent au moins un Néerlandais et un Britannique faisant partie de l'équipage.

Que s'est-il vraiment passé pendant la croisière ?

Le 2 mai 2026, un groupe de passagers souffrant d'une maladie respiratoire grave à bord d'un navire de croisière a été signalé à l'OMS. Le navire transporte 147 passagers et membres d'équipage. Le 4 mai 2026, sept cas avaient déjà été identifiés : deux infections à hantavirus confirmées en laboratoire et cinq cas suspects, incluant les trois décès, un patient dans un état critique et trois personnes présentant des symptômes légers. Les premiers symptômes sont apparus entre le 6 et le 28 avril 2026 : fièvre, troubles gastro-intestinaux, suivis d'une progression rapide vers une pneumonie, un syndrome de détresse respiratoire aiguë et un état de choc. Des investigations complémentaires sont en cours. Une enquête internationale est en cours afin de coordonner la prise en charge des patients, l'évacuation médicale et les analyses de laboratoire.

L'hantavirus, dangereux pour la population ?

L'infection humaine à hantavirus survient principalement par contact avec l'urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. Il s'agit d'une maladie rare mais grave, pouvant être mortelle. Bien qu'inhabituelle, une transmission interhumaine limitée a été signalée lors de précédentes épidémies du virus Andes, une souche spécifique d'hantavirus. L'OMS évalue actuellement le risque pour la population mondiale comme faible et continue de suivre de près la situation épidémiologique.

Les membres d'équipage et les passagers malades toujours à bord 

Le navire de croisière néerlandais est parti il y a trois semaines avec quelque 150 passagers pour un voyage vers, entre autres, le pôle Sud et les îles Malouines. Il se trouve actuellement au large de Praia, la capitale du Cap-Vert. Les autorités locales interdisent, pour l'instant, le débarquement des deux membres d'équipage malades, bien que les agents de santé soient montés à bord pour les examiner.

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