The Press Junction.
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27 juin 2026

35 degrés et plus pour 94 millions d'Européens

Italy, Rome -  June 23, 2026
Italy heat wave.
Tourists waiting in line at a water dispenser in Piazza Pia in Rome © picture alliance / ROPI | Nardone/Fotogramma

De nombreux pays d'Europe sont confrontés à des conditions météorologiques extrêmement chaudes. Mercredi, à un moment donné de la journée, environ 94 millions d'Européens seront exposés à des températures de 35 degrés et plus.

Ce sont principalement les Français et les Espagnols qui en feront les frais, mais ailleurs en Europe aussi, le mercure atteindra des niveaux records. Deux tiers de la population européenne, soit plus de 350 millions de personnes, devront faire face mercredi à des températures supérieures à 30 degrés, rapporte l’agence de presse AFP. Ces chiffres proviennent d’une analyse des prévisions du Service météorologique allemand et des projections démographiques pour 2025 du Centre commun de recherche.

Selon Jim Skea, président du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), nous ferions mieux de nous habituer à ces conditions de chaleur extrême. "Il est inévitable que nous vivions des conditions encore plus extrêmes que celles que nous avons connues ces derniers jours", a déclaré le président de ce groupe d’experts climatiques au service des Nations unies.

"Le réchauffement des journées les plus chaudes est plus important que celui des journées moyennes. Il augmente de 50 à 100 %. Ainsi, si la Terre se réchauffe de 2 °C, le jour le plus chaud de l’année pourrait bien être de 3 °C, voire de 3,5 °C plus chaud", explique M. Skea.

Selon M. Skea, ces conditions météorologiques sont prévues par les experts depuis bien plus longtemps. "D’après les informations que je reçois des scientifiques, ce que nous observons actuellement se situe à la limite de l’éventail des possibilités envisagées par le GIEC", a déclaré l’expert. 

"Mais je pense qu’il y a une différence importante : certains phénomènes que nous observons à l’échelle régionale, ainsi que certains indicateurs qui concernent davantage les océans que l’atmosphère, montrent que nous avons dépassé cette limite de ce qui est possible."

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