The Press Junction.
The Press Junction.
27 juin 2026

41 loups tués par des braconniers aux Pays-Bas

©Hans Veth via Unsplash

Depuis le retour du loup aux Pays-Bas en 2018, au moins 41 animaux ont été tués par des braconniers, selonun nouveau rapport publié parle bureau d'études indépendant EcoJust . Selon les chercheurs, il ne s’agit pas d’un incident isolé, mais d’un problème structurel dans le cadre duquel les loups sont abattus à grande échelle et sans grand risque.

Outre les 41 animaux dont le braconnage est avéré, 38 des 259 loups présents aux Pays-Bas ont disparu d’une manière qui ne s’explique ni par la mortalité naturelle ni par l’émigration. Cela représente un loup sur sept. 

La plupart du temps, les animaux sont abattus, mais le rapport décrit également des cas de collisions délibérées avec des véhicules. Les carcasses seraient ensuite enterrées, brûlées ou abandonnées afin d’effacer toute trace. Les conclusions s’appuient sur des témoignages, des messages en ligne et d’autres éléments recueillis.

EcoJust désigne les éleveurs et les chasseurs comme les groupes à l’origine, en partie, de ce braconnage. Des tensions réelles sont en jeu : les éleveurs subissent des dégâts causés par les attaques de loups, tandis que, selon les chercheurs, les mesures de protection sont souvent insuffisantes. L’application de la loi laisse également à désirer, ce qui fait que, selon le rapport, les auteurs de ces actes sont rarement identifiés ou poursuivis.

L’étude met également en lumière une dimension sociale plus large. L’aversion pour les loups serait profondément enracinée dans certaines zones rurales et serait encore attisée par les réseaux sociaux. Les responsables politiques y contribuent parfois en présentant systématiquement le loup comme un intrus.

Selon EcoJust, il faut donc non seulement lutter contre le braconnage, mais aussi rétablir la confiance entre les pouvoirs publics et les communautés rurales. Ce n’est qu’ainsi, selon les chercheurs, qu’une solution durable pourra voir le jour pour résoudre le conflit croissant autour du loup.

 

Partager: