The Press Junction.
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27 juin 2026

Après 17 ans et 900 vols, il s'est avéré qu'il n'avait pas de diplôme de pilote de ligne

©Kristopher Allison via Unsplash

À la fin de ce mois, un homme de 59 ans devra répondre de ses actes devant le tribunal après avoir exercé le métier de pilote pendant des années sans posséder le diplôme requis.

Geoffrey Wall (59 ans) a travaillé pendant des années comme pilote chez Air Canada jusqu’à ce qu’il soit arrêté le 1er juin 2026 pour fraude. Après avoir volé pendant 17 ans en tant que commandant de bord sans le diplôme requis, son grand secret a été découvert. Il a transporté des milliers de passagers à travers le monde, mais son brevet était "matériellement obsolète et falsifié".

De 1998 à 2025 : une carrière fondée sur un mensonge

Wall a été embauché chez Air Canada en 1998 et y est resté 27 ans. En 2009, il est également devenu commandant de bord sur des avions long-courriers tels que les Boeing 767, 777 et 787. Au Canada, la licence de pilote de ligne (ATPL) est obligatoire pour occuper ce poste. Or, Wall ne l’a jamais possédée.

Il disposait certes d’un brevet de pilote professionnel valide, mais uniquement en tant que copilote ou pilote d’avions de plus petite taille. "C’est comme si un médecin généraliste opérait en tant que neurochirurgien", a déclaré Nick Milinovich, directeur adjoint de la police régionale de Peel au Canada.

Une fraude découverte après 17 ans

En mars 2025, lors d’un contrôle de routine à Toronto-Pearson, des "anomalies" ont été constatées dans ses documents. Transports Canada a ouvert une enquête. En janvier 2026, la police a lancé l’opération "Project Icarus". Le 1er juin, Wall a été arrêté et inculpé.

Il a effectué plus de 900 vols et perçu près de 3 millions de dollars canadiens (≈1,8 million d’euros) de salaire.

Pas de risque pour la sécurité, mais de lourdes conséquences juridiques

Air Canada affirme que la sécurité "n’a pas été compromise". Tous les pilotes suivent une formation périodique tous les six mois et passent chaque année un test en vol ou sur simulateur organisé par Transports Canada. La compagnie a procédé à un audit de l’ensemble de ses pilotes et n’a relevé aucun autre cas.

Wall fait désormais l’objet de sept chefs d’accusation : fraude, utilisation de faux documents, possession de documents falsifiés et infraction publique. Il risque théoriquement plusieurs années de prison. Transports Canada lui a également infligé une sanction administrative de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Son procès aura lieu le 29 juin 2026.

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