The Press Junction.
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19 septembre 2026

Au moins 6 morts dans une tragédie sur un chantier au cœur de Bruxelles

Rettungskräfte stehen vor dem OXY-Gebäude am Place De Brouckere. Bei einem Gebäudebrand sind nach übereinstimmenden Medienberichten mehrere Menschen gestorben. ©picture alliance/dpa | Michael Brandt

La consternation est grande au sein de l’entreprise métallurgique limbourgeoise On Time Metalworks, située à Alken, après que quatre de ses employés ont perdu la vie dans le grave incendie qui a ravagé le bâtiment OXY à Bruxelles. Parmi les victimes figurent le directeur de cette jeune entreprise et trois de ses collaborateurs.

Mercredi matin, les trois collègues survivants et le deuxième codirecteur se sont réunis dans l’entrepôt de l’entreprise, situé dans la zone industrielle de Kolmen. Selon leur directeur, Philip, le choc est immense. "J’ai travaillé avec certains d’entre eux pendant dix à quinze ans", confie-t-il, bouleversé, dans Het Nieuwsblad. Selon l’entreprise, les victimes habitaient toutes dans les environs, ce qui rend le choc encore plus grand à Alken.

Rupture d’un câble d’ascenseur

L'incendie s'est déclaré mardi dans le bâtiment OXY situé sur la place De Brouckère, où des travaux de rénovation étaient en cours à ce moment-là. L’Auditorat du travail de Bruxelles a confirmé par la suite qu’une rupture de câble d’ascenseur avait provoqué la chute de l’ascenseur avec six ouvriers à son bord. La cause exacte de la rupture de ce câble fait encore l’objet d’une enquête. Deux autres ouvriers ont été grièvement blessés par des brûlures et se trouvent toujours à l’hôpital dans un état critique mais stable. L’identification des victimes est toujours en cours, mais l’Auditorat du travail estime qu’il s’agit de cinq Belges et d’un Roumain. Quatre des victimes belges travaillaient pour On Time Metalworks. 

Une enquête est par ailleurs en cours pour déterminer lesquels des disparus correspondent exactement aux corps retrouvés ; des échantillons d’ADN ont ainsi été prélevés auprès de membres de leur famille.

Pour les proches des victimes chez OTM, c’est une dure réalité. "Nous sommes bien au travail aujourd’hui, mais nous ne savons pas quoi faire", confie l’un des employés dans une réaction émouvante au journal Het Nieuwsblad. L’entreprise devait normalement partir en congé collectif la semaine prochaine, mais cette perspective est désormais totalement éclipsée par le deuil et l’incertitude. 

Le chantier à Bruxelles reste pour l’instant mis sous scellés. Des experts et des pompiers spécialisés continuent d’inspecter tous les étages du bâtiment. Ce n’est qu’une fois le rapport complet rédigé et après que le service de "surveillance du bien-être au travail" aura donné son feu vert que les scellés pourront être levés.

 

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