The Press Junction.
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19 septembre 2026

Canicule en Belgique : 1 747 décès supplémentaires par rapport à la normale

©Benjamin Kubitza via Unsplash

La vague de chaleur de juin a entraîné une surmortalité exceptionnellement élevée en Belgique : 47,8 %, soit 1 747 décès supplémentaires. Selon Sciensano, l’institut national belge de recherche en santé publique, il s’agit du taux de surmortalité le plus élevé enregistré lors d’une vague de chaleur depuis le début des analyses en 2000.

Ces chiffres proviennent de Be-MOMO, le programme grâce auquel Sciensano suit la mortalité pour toutes les causes de décès en Belgique.

"La journée la plus meurtrière a été le 27 juin, avec 641 décès : une surmortalité de 146,5 %. Le 28 juin également, la mortalité est restée exceptionnellement élevée, avec 632 décès enregistrés (surmortalité de 143,1 %). Normalement, on s'attend à environ 260 décès par jour à la fin du mois de juin", peut-on lire sur le site web de Sciensano.

Il convient de noter les grandes différences entre le nord et le sud de la Belgique : la Wallonie a été particulièrement touchée, avec une surmortalité de 76 %, suivie de Bruxelles avec 60,9 % et de la Flandre avec 31,4 %. Le pic a été atteint les 27 et 28 juin, lorsque la mortalité quotidienne était plus de deux fois supérieure à la normale.

"Sur l’ensemble de la vague de chaleur, la Wallonie enregistre une surmortalité de 76 % (919 décès supplémentaires). En Flandre, la surmortalité s’élève à 31,4 % (682 décès supplémentaires). Bruxelles se situe entre les deux, avec une surmortalité de 60,9 % (159 décès supplémentaires)", indique le rapport.

Par rapport à d’autres vagues de chaleur, Sciensano qualifie celle de fin juin de  "véritablement exceptionnelle":  "Il s’agit de la mortalité la plus élevée enregistrée lors d’une vague de chaleur depuis le début des analyses (2000), tant en chiffres absolus (1 747 décès supplémentaires) qu’en pourcentage (47,8 % de surmortalité)."

"Lors de la précédente vague de chaleur intense, du 5 au 12 août 2020, la surmortalité s’élevait à 37,5 % (1 557 décès supplémentaires). La vague de chaleur d’août 2006 avait quant à elle entraîné une surmortalité de 31 %. D'autres vagues de chaleur récentes ont entraîné une surmortalité bien moins importante : 12 % (218 décès supplémentaires) en juillet 2022 ; 11 % (359 décès supplémentaires) en août 2022 ; 6 % (225 décès supplémentaires) en juin 2023."

Sciensano souligne que les personnes âgées n’ont pas été les seules touchées : une surmortalité nette a également été observée chez les 15-64 ans. Les chercheurs soulignent que la combinaison d’une longue durée, de températures élevées et de concentrations élevées d’ozone a rendu cette vague de chaleur particulièrement meurtrière.

 

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