The Press Junction.
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27 juin 2026

Ce pays veut interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans

©hessam nabavi via Unsplash

Le Premier ministre britannique Keir Starmer souhaite interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans. Les plateformes de jeux vidéo et de streaming en direct seront également soumises à des règles plus strictes, dans le cadre de l'une des mesures les plus strictes au monde visant à mieux protéger les enfants en ligne.

Selon Starmer, les réseaux sociaux rendent les jeunes malheureux, créent une dépendance et les exposent au harcèlement. Il qualifie cette interdiction de moment historique pour le pays et affirme que les gouvernements ne doivent plus laisser le pouvoir des grandes entreprises technologiques prendre le dessus.

L'Australie a ouvert la voie

Le gouvernement britannique travaille depuis un certain temps déjà à l'élaboration de règles en ligne plus strictes. Auparavant, les plateformes avaient été contraintes de mettre en place des contrôles d'âge, d'adapter leurs algorithmes et de lutter plus efficacement contre la diffusion d'images de nudité par des mineurs. Pourtant, Starmer estime que cela ne suffit pas. Il cite l'exemple de l'Australie, qui a été le premier pays à introduire l'année dernière une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.

L'interdiction britannique s'appliquerait notamment à Snapchat, TikTok, YouTube, Instagram, Facebook et X. Selon le gouvernement, les applications de messagerie telles que WhatsApp et Signal ne seraient pas concernées. Ces derniers mois, le gouvernement a discuté avec des parents, des enseignants et des jeunes des mesures envisageables. Il a notamment été question de couvre-feux, de limites de temps d'écran et de restrictions sur les "astuces de conception addictives" dans les applications.

Plus de 116 000 personnes ont participé à cette consultation. Il en ressort que 83 % des parents estiment que les risques liés aux réseaux sociaux l'emportent sur les avantages. De plus, neuf répondants sur dix sont favorables à un âge minimum de 16 ans. Starmer souhaite faire adopter la loi avant Noël, afin que l’interdiction puisse entrer en vigueur au début de l’année prochaine.

Mais la mesure suscite aussi des critiques. Certains psychologues et chercheurs affirment qu’il n’existe pas encore de preuve irréfutable qu’une interdiction soit réellement efficace. Les jeunes eux-mêmes ont souvent une réaction mitigée : ils voient les risques liés aux réseaux sociaux, mais les utilisent aussi de manière intensive. Starmer reste toutefois sur ses positions : la sécurité et le bien-être des enfants sont prioritaires.

 

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