La Cour suprême autorise Trump à révoquer le statut de protection des Haïtiens et des Syriens
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La Cour suprême des États-Unis a autorisé l’administration Trump à mettre fin au statut de protection de centaines de milliers de migrants haïtiens et syriens. Cette décision, prise à 6 voix contre 3, ouvre la voie à l’expulsion potentielle de personnes qui étaient autorisées à vivre et à travailler légalement aux États-Unis depuis des années sous le régime du TPS.
Les juges ont infirmé des décisions antérieures rendues par des juges fédéraux qui avaient empêché l’administration de mettre fin au statut de protection temporaire (TPS) d’environ 350 000 Haïtiens et 6 100 Syriens. Le TPS s’applique aux personnes originaires de pays jugés dangereux ou inhabitables en raison d’une guerre ou de catastrophes naturelles.
En vertu de la loi, les bénéficiaires du TPS peuvent vivre et travailler aux États-Unis tant que cette protection reste en vigueur, généralement par périodes de 18 mois renouvelables. À présent que ce bouclier protecteur leur est retiré, ils sont à nouveau exposés au risque de détention ou d’expulsion.
Deuxième affaire relative à l’immigration
Le même jour, la Cour suprême s’est également prononcée en faveur de Trump dans une autre affaire d’immigration. Le gouvernement peut refuser l’entrée aux migrants à la frontière mexicaine s’ils n’ont pas encore mis les pieds sur le sol américain.
Le gouvernement a fait valoir qu’une personne ne peut demander l’asile qu’après être effectivement entrée aux États-Unis. Le juge Samuel Alito a qualifié cette interprétation de logique et claire.
Réactions mitigées
Les trois juges libéraux se sont opposés à la majorité. La juge Elena Kagan a fait valoir que la décision concernant le TPS était motivée par des considérations raciales, tandis que la juge Sonia Sotomayor a averti que davantage de personnes mourraient à la suite de cette décision relative à la frontière.
L’administration Trump a salué ces deux décisions. Selon un conseiller juridique du ministère de la Sécurité intérieure, le TPS est conçu comme une mesure temporaire, et non comme une amnistie déguisée. Les détracteurs, quant à eux, soulignent que cette décision plonge des centaines de milliers de personnes et leurs familles dans l’incertitude.
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