The Press Junction.
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27 juin 2026

L'Allemagne demande aux Pays-Bas de renforcer les règles concernant les travailleurs migrants

©Paul Schneider via Unsplash

Les citoyens allemands qui vivent près de la frontière néerlandaise font pression pour obtenir des règles plus strictes en matière de migration de la main-d'œuvre aux Pays-Bas. Ils estiment en effet que le fait que les entreprises néerlandaises logent souvent leur personnel en Allemagne pose problème. Cette stratégie est à l'origine de graves abus dans les municipalités frontalières allemandes.

Le maire Stephan Luyven de Gochune ville située de l'autre côté de la frontière, dans le nord du Limbourg, est très préoccupé par les loyers usuraires, les appartements infestés de cafards et les pièces extrêmement exiguës. En effet, de nombreux travailleurs migrants d'Europe de l'Est, notamment de Roumanie, y vivent dans des conditions épouvantables. "Il y a des années, nous avons déjà vu plusieurs travailleurs temporaires vivre dans une seule pièce. Avec un matelas, rien de plus. Ce n'est évidemment pas un vrai logement", a déclaré M. Luyven à Nieuwsuur.

Le gouvernement allemand a déjà pris des mesures : le logement ne peut plus être lié à un contrat de travail et les entreprises du secteur de la viande sont interdites de travail temporaire. Ces règles ne s'appliquent pas aux Pays-Bas. " Nous luttons en Allemagne contre les symptômes de ce qui se passe aux Pays-Bas, je m'attends en fait à ce que les Pays-Bas adoptent maintenant ces lois."

Nicoleta de BEAM, un centre de conseil qui lutte contre l'exploitation du travail, estime que Goch héberge environ 2 000 travailleurs migrants pour 35 000 habitants. Les loyers sont beaucoup trop élevés pour les petites chambres : les résidents paient jusqu'à 450 euros par personne, ou 900 euros par chambre. En outre, de nombreuses personnes n'osent pas s'exprimer de peur de perdre leur emploi.

Les entreprises néerlandaises choisissent délibérément des logements allemands parce qu'ils sont moins chers. L'agence d'intérim RMS Meat Specialist de 's-Heerenberg reconnaît que les finances sont "l'une des raisons". L'entreprise est poursuivie par le procureur allemand pour loyers usuraires : les migrants ont payé 320 euros par personne et par mois pour un lit, alors que le procureur estime que le loyer devrait être d'environ 128 euros.

 

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